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07/07/2014 06:43 EDT | Actualisé 06/09/2014 05:12 EDT

Russie: le Parquet requiert 8 ans de camp contre l'opposant Oudaltsov

Le Parquet russe a requis lundi une peine de huit ans de camp pour "préparation à des troubles massifs" contre le dirigeant du Front de gauche Sergueï Oudaltsov et l'un de ses proches, Leonid Razvozjaev, ont indiqué leurs avocats.

"Le procureur requiert huit ans de prison pour chacun pour organisation et préparation de troubles massifs", a indiqué par téléphone à l'AFP l'avocat de Leonid Razvozjaev, Dmitri Agranovski.

"Le procureur demande huit ans de camp à régime ordinaire pour Oudaltsov et pour Lionia", diminutif de Leonid, a également confirmé l'avocate de Sergueï Oudaltsov, Violetta Volkova, sur son compte Twitter.

Le jugement des deux opposants, poursuivis après les manifestations de l'hiver 2011-2012 contre le régime de Vladimir Poutine, doit être rendu "dans deux semaines, selon le juge", a précisé M. Agranovski.

Sergueï Oudaltsov, assigné à résidence depuis février 2013, n'a depuis ni le droit de quitter son domicile ni de se servir du téléphone ou de l'internet.

Sa formation représentait le flanc gauche du mouvement de protestation de l'hiver 2011-2012 contre le régime du président russe Vladimir Poutine.

Une enquête avait été ouverte après la diffusion d'un film de la télévision pro-Kremlin NTV, affirmant sur la foi d'images tournées en caméra cachée et d'origine non précisée, que des opposants, parmi lesquels M. Oudaltsov, se préparaient à renverser le gouvernement par la force.

Le dirigeant du Front de gauche est aussi poursuivi pour "participation à des troubles massifs" le 6 mai 2012, au cours d'une manifestation à la veille de l'investiture au Kremlin de Vladimir Poutine pour un troisième mandat présidentiel.

Cette manifestation, pour laquelle une dizaine de personnes ont déjà été condamnées à des peines de camp tandis que d'autres sont en cours ou en attente de jugement, avait débouché sur des affrontements avec la police, dont les deux parties se sont rejeté la responsabilité.

Un autre chef de file de la contestation, l'avocat et blogueur Alexeï Navalny, déjà condamné à cinq ans de détention avec sursis et poursuivi dans plusieurs autres affaires, a lui aussi été assigné à résidence en février dernier.

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