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07/07/2014 03:05 EDT | Actualisé 06/09/2014 05:12 EDT

Les négociateurs nucléaires iraniens défendront les "droits de la nation" (Khamenei)

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a apporté lundi son soutien aux négociateurs nucléaires iraniens en affirmant qu'ils défendront "les droits de la nation" dans les négociations avec les grandes puissances qui se déroulent depuis jeudi à Vienne.

"Nous faisons confiance à l'équipe de négociateurs et nous sommes certains qu'ils ne permettront pas qu'on touche aux droits de la nation" en matière nucléaire, a déclaré M. Khamenei, qui a le dernier mot dans les grandes affaires politiques du pays, selon site officiel.

Des groupes ultraconservateurs iraniens critiquent régulièrement les négociateurs nucléaires, affirmant qu'ils ont trop cédé face aux puissances du 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne).

Les négociations finales sur le programme nucléaire de Téhéran ont débuté jeudi à Vienne, un marathon présenté comme historique et qui pourrait s'étirer jusqu'au 20 juillet. Il vise à trouver un accord garantissant la nature pacifique du programme iranien, après dix ans de tensions internationales.

L'accord espéré garantirait que l'Iran respecte les règles de non-prolifération et ne cherche pas à se doter de la bombe nucléaire. En échange, les sanctions internationales, qui privent chaque semaine ce pays de milliards de dollars de revenus du pétrole, seraient levées.

Les Etats-Unis et Israël accusent l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti.

L'Iran veut préserver un programme d'enrichissement d'uranium à un niveau industriel afin de pouvoir produire le combustible nécessaire pour ses futures centrales nucléaires.

"Dans les négociations, il faut tenir compte des besoins futurs du pays", a déclaré l'ayatollah Khamenei, qui recevait des dirigeants pour la rupture du jeûne du ramadan.

M. Khamenei a également affirmé que les grandes puissances finiront par baisser leurs attentes, et accepteront que Téhéran ait un programme nucléaire.

sgh/cbo