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07/07/2014 10:06 EDT | Actualisé 06/09/2014 05:12 EDT

Le Parlement irakien est toujours paralysé;il ne siégera pas avant le 12 août

BAGDAD, Afghanistan - Le Parlement irakien a repoussé sa prochaine séance au mois d'août, prolongeant du même coup la crise minant ce pays et ce, malgré les nombreuses voix s'élevant à l'échelle internationale pour réclamer la création d'un nouveau gouvernement capable de confronter les extrémistes sunnites.

La semaine dernière, les élus s'étaient réunis pour la toute première fois depuis le scrutin d'avril. Ils n'étaient, toutefois, pas parvenus à enregistrer des avancées et surtout à désigner les prochains premier ministre, président et président du Parlement.

Il était prévu que les politiciens siègent de nouveau, mardi, mais leur rencontre a été annulée vu le peu de progrès enregistrés pendant les derniers jours pour dénouer l'impasse politique. La prochaine séance n'aura lieu que le 12 août.

En vertu d'un système informel en vigueur depuis l'invasion américaine de 2003 qui avait conduit à la chute du dictateur Saddam Hussein, le poste de premier ministre revient à un chiite, celui de président est confié à un Kurde alors que celui de président du Parlement incombe à un sunnite.

Pour l'instant, la principale pomme de discorde entre les élus est liée au rôle de premier ministre puisque le chef du gouvernement est le personnage le plus puissant en Irak.

Nouri Al-Maliki, dont les troupes ont remporté le plus de sièges en avril dernier, a martelé à plusieurs reprises qu'il n'a pas l'intention de renoncer à cette fonction.

Plusieurs de ses détracteurs cherchent à l'inciter à démissionner en l'accusant de monopoliser le pouvoir en plus d'alimenter les troubles actuels en échouant à favoriser la réconciliation avec la minorité sunnite.