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07/07/2014 01:07 EDT | Actualisé 06/09/2014 05:12 EDT

Du maquillage au podium : le défilé haute couture de Dior à Paris

"I love my look!", lâche un mannequin en montrant à sa copine de podium la robe qu'elle portera au défilé Christian Dior à Paris, qui va se dérouler dans un décor évoquant une version très moderne de la galerie des Glaces du château de Versailles.

Le défilé pour cette collection automne-hiver est prévu dans l'après-midi, mais les mannequins sont arrivés dès le matin au musée Rodin où se déroule le show haute couture de la célèbre maison. Les jeunes femmes filiformes, qui semblent pour certaines tout juste sorties de l'adolescence, et portent jeans et baskets, devront faire rêver aux quatre coins du monde, quelques heures plus tard.

Séance maquillage pour commencer. Il y a 25 maquilleurs pour 62 mannequins, explique Peter Philips, directeur de l'image et de la création du maquillage Dior. "Il faut environ 30 minutes par fille", ajoute-t-il, en regardant de près le travail de son équipe.

Peter Philips a beaucoup parlé avec le directeur artistique de Christian Dior, Raf Simons, afin de définir le maquillage pour ce défilé. Les mots clé : "naturel", "pur". Le maquilleur doit aussi interpréter les thèmes donnés par le couturier : robe de cour, Marie-Antoinette, mais aussi navire spatial. Teint parfait, une touche de blush, mais pas de mascara. Les filles auront un trait fin d'eye-liner, en réalité du papier métallique, posé sur les paupières.

Après le maquillage, la coiffure, répétition générale, puis dernière cigarette ou dernier grignotage, avant d'enfiler les précieux vêtements, tout juste arrivés de l'atelier de la maison Dior, et retouchés jusqu'au bout, sous la surveillance étroite de Raf Simons.

- Charlize Theron et Sean Penn -

Cependant, les invités prennent place dans un décor de miroirs ornés de milliers d'orchidées. Les VIP arrivent enfin, et surtout l'actrice sud-africaine et égérie de la maison Charlize Theron, venue pour le plus grand bonheur des photographes avec son compagnon Sean Penn. Elle est installée à côté de Bernard Arnault, le patron du groupe de luxe LVMH, auquel appartient Dior.

Les actrices françaises Marion Cotillard, Louise Bourgoin, Isabelle Huppert, Chiara Mastroianni sont également présentes. Il y a même deux ex-premières dames de France : Bernadette Chirac en discussion avec Valérie Trierweiler, qui continue de se mobiliser pour les jeunes Nigérianes kidnappées : "Ramenez-nous nos filles", peut-on lire sur son t-shirt.

Enfin, les mannequins pénètrent sur le podium circulaire. Raf Simons a modernisé la robe à panier du XVIIIe siècle, qui semble toute légère. Malgré des broderies qui ont dû nécessiter des heures et des heures de travail dans les ateliers, elle peut se porter, assez décontractée, les mains dans les poches.

Raf Simons reprend également des manteaux masculins de l'ancien régime, et les propose en pastel, avec des fleurs brodées. Ils se portent sur un pantalon noir sobre.

"Ce qui m'a intéressé, c'est le processus qui fait naître une idée extrêmement moderne d'une base très historique", explique le créateur dans une note aux invités.

Sans transition, des combinaisons font penser à la tenue des cosmonautes, malgré leur taille bien ceinturée. Et il y a encore de fines broderies de fleurs.

Comme un hommage à Christian Dior, Raf Simons reprend les grands cols du couturier pour sa veste "Bar" ou des robes-manteaux noires élégantissimes. Des mannequins défilent en longs manteaux en laine, cachemire, vison ou zibeline : Raf Simons n'a pas oublié ses clientes fortunées vivant dans des pays froids.

ctx/pjl/kat