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07/07/2014 06:17 EDT | Actualisé 06/09/2014 05:12 EDT

Des bandits brésiliens pillent pour 36 millions $ US dans une usine de Samsung

SAO PAULO - Selon les autorités brésiliennes, un groupe de bandits s'est introduit dans une usine du fabricant d'appareils électroniques Samsung et y ont dérobé pour 36 millions $ US en téléphones cellulaires et ordinateurs.

En entrevue au réseau de télévision Globo, le lieutenant de police Vitor Chaves a indiqué que les criminels avaient capturé huit employés de l'usine et volé leurs badges d'identification en plus d'en prendre deux comme otages. Le groupe s'est ensuite imposé face aux gardes de sécurité et passé environ trois heures dans l'usine, volant les appareils électroniques à pleins camions, lundi matin.

«Ils ont eu le dessus sur les gardes, ont pris leurs armes et leurs munitions, et leur ont dit de continuer de travailler comme si rien ne s'était passé, a précisé M. Chaves. Certains employés ont été détenus dans une autre salle, et d'autres se sont fait demander de remettre leurs téléphones, pour qu'ils ne puissent pas appeler la police.

Au total, la police croit que 20 bandits ont participé au cambriolage à grande échelle, et que ceux-ci se sont emparés de quelque 40 000 produits répartis dans sept camions. Samsung a précisé qu'elle tentait encore de déterminer l'ampleur des pertes financières.

M. Chaves précise que personne n'a été blessé.

Des enquêteurs examinent une vidéo enregistrée par les caméras de sécurité, et fournie par la compagnie sud-coréenne. L'usine est située à Campinas, au nord de Sao Paulo.

Réagissant par communiqué, Samsung a dit être «très inquiète à la suite de l'incident», mais a clarifié qu'aucun employé n'a été blessé. «Nous coopérons pleinement avec la police dans cette enquête, et nous ferons de notre mieux pour que cela ne se reproduise pas.»

Selon le chef de l'Unité générale d'enquête, Carlos Henrique Fernandes, les voleurs auraient pu avoir collaboré avec quelqu'un se trouvant à l'intérieur de l'usine. Il estime qu'il serait difficile de réussir un tel coup sans aide à l'interne.

Campinas, appelée la Sillicon Valley brésilienne, abrite plusieurs usines d'entreprises technologiques. Les vols se sont aussi multipliés, passant de 425 en 2012 à 657 en 2013.