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05/07/2014 06:06 EDT | Actualisé 04/09/2014 05:12 EDT

Un pilote iranien tué dans des combats en Irak (agence)

Un pilote iranien a été tué dans des combats en Irak, première perte militaire connue de Téhéran qui a affirmé ne pas avoir envoyé de soldats dans le pays en proie à une offensive d'insurgés sunnites, a annoncé un média officiel samedi.

Téhéran a indiqué qu'il n'enverrait pas de soldats en Irak mais pourrait livrer des armes à Bagdad s'il le lui demandait, en dépit d'une interdiction de l'ONU qui proscrit à l'Iran depuis 2007 toute exportation de matériel militaire en raison de son programme nucléaire controversé.

L'agence officielle Irna n'a pas précisé si le pilote était mort en vol ou lors de combats au sol.

Selon Irna, le colonel Shoja'at Alamdari Mourjani a été tué en "défendant" des lieux saints chiites dans la ville de Samarra, au nord de Bagdad.

L'Iran, pays à majorité chiite comme l'Irak, a apporté son soutien au Premier ministre chiite Nouri al-Maliki contre les insurgés sunnites menés par l'Etat islamique (EI).

Selon le New York Times, l'Iran a secrètement déployé des drones de surveillance en Irak et y convoie du matériel militaire par voie aérienne.

Samarra est un des points chauds du conflit déchirant actuellement l'Irak. Cette ville majoritairement sunnite, que les insurgés ont tenté de prendre, abrite un mausolée chiite dont la destruction partielle dans un attentat en 2006 avait déclenché un conflit entre chiites et sunnites qui a fait des dizaines de milliers de morts.

Le président iranien Hassan Rohani a prévenu mi-juin que l'Iran "fera tout" pour protéger les lieux saints de l'islam chiite en Irak.

L'agence Fars a publié des photos d'un service funéraire célébré pour le pilote vendredi dans sa province natale de Fars, au sud-est de l'Iran.

Fars n'a pas donné de précisions, mais a laissé entendre que le pilote était un membre de la Garde révolutionnaire iranienne. Des membres de la Force al-Qods, unité d'élite de la Garde, sont soupçonnés d'être présents en Irak pour aider au sol les troupes irakiennes, ce que Téhéran dément.

Pour mener sa contre-offensive contre les insurgés, après la débandade de l'armée aux premiers jours de l'opération, Bagdad a reçu dix avions Sukhoï, annoncés comme venant de Russie mais dont certains pourraient en fait venir d'Iran selon certains experts.

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