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05/07/2014 08:44 EDT | Actualisé 04/09/2014 05:12 EDT

Soudan: les mères de 2 militants "torturés" jurent que leurs fils résistent

Les mères de deux jeunes militants soudanais incarcérés ont promis samedi que leurs fils "ne seraient pas brisés" malgré des allégations de torture et l'extension de leur détention sans chef d'inculpation.

La semaine dernière, un expert de l'ONU s'était dit préoccupé par le sort de trois jeunes militants en détention, Tajalsir Jaafar, Moamer Moussa Mohammed et Mohammed Salah.

Ils ont été arrêtés le 12 mai devant l'université de Khartoum, alors théâtre d'affrontements entre étudiants pro et anti-gouvernement, selon Girifna, un mouvement non-violent de jeunes réclamant la démission du président soudanais Omar el-Béchir, au pouvoir depuis un coup d'Etat il y a 25 ans.

"Il est très fort et ne sera pas brisé par leur torture ou leurs coups", a déclaré Sabah Osmane Mohammed au sujet de son fils Tajalsir Jaafar, lors d'une conférence de presse.

Mercredi, elle avait affirmé, après avoir pu rendre visite à son fils, qu'il avait subi des tortures et qu'il était "en danger".

Une source de sécurité contactée par l'AFP avait estimé que si la famille voulait dénoncer le traitement du jeune homme, elle devait saisir la justice et non pas les médias.

"Ils veulent les briser (...), leur faire changer d'opinion", a également déclaré la mère de Mohammed Salah, Zaineb Badraldine, assurant que son fils réclamait toujours "la chute de ce régime".

Selon elle, le puissant Service national de renseignement et de sécurité (NISS) a prolongé pour trois mois supplémentaires et sans accusation la détention des deux jeunes militants, qui ont en réaction entamé vendredi une grève de la faim.

Les deux mères avaient en revanche peu d'informations sur la situation du troisième jeune militant, détenu dans un lieu différent.

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