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05/07/2014 03:24 EDT | Actualisé 04/09/2014 05:12 EDT

Mondial-2014 - Belgique: Et la fête tant attendue n'a pas eu lieu

Ils avaient tout prévu pour faire la fête: maillots des "Diables", visages peinturlurés aux couleurs nationales, drapeaux sur épaules et bière à la main; mais les espoirs des supporteurs belges d'atteindre comme en 1986 les demi-finales d'un mondial se sont brisés samedi face à l'Argentine de Lionel Messi.

Sur le coup de 18H00, la Belgique s'est arrêtée, les magasins se sont vidés et des dizaines de milliers de fans ont rallié les écrans géants érigés un peu partout: devant le stade Roi Baudouin à Bruxelles, sur les grand-places de Wallonie et de Flandre et dans d'innombrables bistrots.

Galvanisés par le sans faute du premier tour et, surtout, par la manière avec laquelle les Hazard, Lukaku et autres De Bruyne avaient écarté les USA en huitième, les Belges s'étaient mis à rêver à un miracle, malgré la présence du "Messi" dans le camp adverse.

Alors que la Brabançonne retentissait là-bas, à Brasilia, le soleil parvenait même à percer les lourds nuages qui surplombaient la capitale belge depuis le début de la journée.

Durant les toutes premières minutes, les deux équipes s'observaient, mais, sur la place Dumont, dans la périphérie de la capitale belge, les visages des quelque 2000 ou 3000 supporteurs réunis devant l'écran étaient pour la plupart tendus, signe que la confiance n'y était pas tout à fait.

Et le but d'Higuain, qui tombait dès la 8e minute, confirmait les craintes.

"C'est pas fini, il vaut mieux qu'ils marquent maintenant qu'à la 85e minute", tentait de (se) rassurer un jeune père de famille. Mais les Belges rentraient au vestiaire avec un but de retard.

"Comme toujours, le banc va faire la différence. L'engagement y est. Si on retrouve la Belgique qui a gagné contre les USA, il y a moyen d'avoir les Argentins en contre", voulaient croire Nathan, Antoine et Thibaut, trois étudiants.

Avec leur maillots et drapeaux argentins, Ornella et Naomi, deux copines, se sentaient "un peu perdues" au milieu des Belges. "Mais on gère. Si on continue comme cela, ça ira", disent-elles.

Et jusqu'au bout, les successeurs de Maradona --l'homme qui avait crucifié les Diables au Mexique, en demi-finale-- ont géré... Un peu trop d'ailleurs pour les supporteurs belges, qui leur reprochaient de gagner du temps et ne cachaient plus leur énervement.

Malgré l'entrée au jeu de Lukaku et la pression belge dans les dernières minutes, la messe était dite. Et l'averse finissait par éclater dans le ciel bruxellois, douchant les derniers espoirs en même temps que le coup de sifflet final de l'arbitre, salué par des applaudissements, un peu contenus il est vrai.

siu/fbx