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05/07/2014 09:41 EDT | Actualisé 04/09/2014 05:12 EDT

Le chef de l'État islamique apparaîtrait pour une rare fois sur vidéo.

BAGDAD - Une vidéo publiée en ligne samedi montrerait pour une rare fois — si ce n'est la première — le chef du groupe extrémiste État islamique faisant un sermon dans une mosquée en Irak.

Ces images ont été publiées sur deux sites Web utilisés par le groupe, mais il n'était pas possible de confirmer s'il s'agissait bel et bien du chef de l'organisation, Abou Bakr al-Baghdadi. Elles portaient le logo du service médiatique du groupe, al-Furqan.

L'homme expose le programme de l'État islamique et explique la philosophie de son règne dans le califat, autoproclamé plus tôt cette semaine dans les territoires dont ils ont pris le contrôle à la frontière entre l'Irak et la Syrie. Il se trouve dans la grande mosquée de Mossoul, prise par l'État islamique il y a un mois.

Il est vêtu d'une soutane et d'un turban noirs, a les yeux foncés, des sourcils fournis et une barbe noire. Il parle l'arabe classique de façon éloquente, mais avec peu d'émotion.

Un responsable du renseignement irakien a affirmé qu'après une première analyse, l'homme de la vidéo serait bien al-Baghdadi.

D'autres photos publiées en ligne montrent que les extrémistes sunnites ont détruit au moins 10 sanctuaires anciens et mosquées chiites sur les territoires dont ils ont pris le contrôle au cours des dernières semaines dans le nord de l'Irak.

Sur un site qui publie souvent des déclarations officielles de l'État islamique, les photographes ont documenté la destruction dans la ville de Mossoul et Tall Afar. Des résidents des deux villes ont confirmé que les sites avaient bel et bien été détruits.

Par ailleurs, le premier ministre irakien a dépouillé de leurs fonctions le commandant de l'armée de terre et le chef de la police fédérale, a annoncé un porte-parole de l'armée.

Le lieutenant-général Qassim al-Moussawi soutient que le premier ministre Nouri al-Maliki a signé samedi le retrait du lieutenant général Ali Ghaidan, commandant des forces au sol de l'armée, et le lieutenant général Mohsen al-Kaabi, le chef de la police fédérale.

Les deux ont toutefois droit à leur pension. Ils n'ont pas encore été remplacés.

Ces congédiements font partie d'un remaniement des forces de sécurité entrepris par M. al-Maliki, après qu'elles soient passées près de l'effondrement face à la montée offensive de militants extrémistes de l'État islamique.

Le mois dernier, le premier ministre a également retiré de leur poste trois généraux qui avaient été déployés dans le nord du pays. Il a ordonné des procédures judiciaires contre eux.