NOUVELLES
05/07/2014 11:13 EDT | Actualisé 04/09/2014 05:12 EDT

La Syrie frôle le «désastre humanitaire» avec l'arrivée de l'État islamique

BEYROUTH - Le chef militaire de l'Armée syrienne libre a lancé un cri d'alarme samedi, affirmant que le pays risque le «désastre humanitaire» si les alliés n'envoient pas davantage d'aide pour stopper l'avancée des militants islamistes.

Les combattants de l'État islamique contrôlent une bande de territoire à cheval entre la Syrie et l'Irak, le long du fleuve Euphrate, où ils ont établi leur califat.

La majeure partie de ce territoire a été conquis le mois dernier durant la montée fulgurante des djihadistes en Irak.

Des combattants ont maintenant étendu leur emprise jusque dans le bastion rebelle d'Alep, dans le nord de la Syrie, près de la frontière turque. Ils consolident aussi leur règne le long d'un corridor de terre dans la province de Deir el-Zour, une région dans l'est de la Syrie qui mène à l'Irak.

Abdul-Ilah al-Bashir, le brigadier général de l'Armée syrienne libre, le principal groupe d'opposition reconnu par l'Occident, a demandé de toute urgence des armes et des munitions, ajoutant que le temps filait et qu'il ne fallait pas tarder.

Sa déclaration révèle la détresse de plusieurs combattants rebelles de la Syrie, dont la bataille pour renverser le président Bachar el-Assad a été supplantée par l'avancée de l'État islamique en Irak et, désormais, en Syrie. Dans le nord de la Syrie, où les extrémistes ont fait reculer les rebelles syriens, l'armée syrienne a pris le contrôle d'une région industrielle stratégique, lui permettant de reprendre des quartiers rebelles d'Alep, déjà la cible de bombardements aveugles.

M. al-Bashir a interpellé les alliés, les États-Unis en tête, mais aussi la Turquie voisine, l'Arabie saoudite et le Qatar. Il a fait valoir que les combattants de l'État islamique n'allaient pas s'arrêter à la frontière syrienne.

Par ailleurs, samedi, des rebelles ont affirmé que des parents et leurs six enfants ont été tués par une attaque aérienne du gouvernement dans la ville de Daël, dans le sud du pays.