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05/07/2014 11:27 EDT | Actualisé 04/09/2014 05:12 EDT

Entorse au code vestimentaire des croupiers à Montréal et au Lac-Leamy

MONTRÉAL - Rien ne va plus dans les casinos de Montréal et du Lac-Leamy.

Les croupiers de ces deux établissements sont sans convention collective depuis le mois de mars 2013.

À compter de samedi, ces quelque 1100 employés vont amorcer des moyens de pression qu'ils qualifient «d'officiels».

Pour commencer, ils vont se contenter de chausser des souliers loufoques pendant une période de 24 heures. Par contre, le ton risque de monter progressivement. Si le conseiller syndical Jean-Pierre Proulx du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) reste discret sur les atouts que ces travailleurs conservent dans leurs manches, il reconnaît qu'ils pourraient aller jusqu'à déclencher une grève.

Dans un communiqué publié par le SCFP vendredi, il est possible de lire que leur objectif est de réclamer «des négociations intensives et sérieuses» mais aussi «une table commune» où auraient lieu ces pourparlers.

M. Proulx explique que «théoriquement, il y a sept conventions collectives qui doivent être renouvelées en ce moment». Il soutient que pour chacune d'entre elles, il y a des discussions séparées sur les dimensions normatives. Il ajoute qu'au terme de toutes ces conversations, il a été prévu qu'«il y auraitune table commune pour aborder les questions monétaires».

Or, selon Jean-Pierre Proulx, «là, ça fait plus de 15 mois qu'on négocie le[s aspects] normatif[s] et qu'on tourne en rond».

Dans ce contexte, il suggère de mettre de côté les «deux ou trois points normatifs» toujours en litige et de «s'asseoir sérieusement dans un endroit fixe pour une période de temps raisonnable [afin] de conclure les pourparlersdans leur ensemble».

D'après M. Proulx, si la partie patronale refuse de participer à cette grande partie de poker, «ça va prendre encore un bon bout de temps» avant d'en arriver à un dénouement.

Par contre, il juge que si elle accepte cette proposition, il serait envisageable de mettre un point final aux négociations «d'ici la fin juillet en faisant un bon blitz».

Il fait montre d'autant d'optimisme car il estime que les discussions entourant le volet monétaire pourraient être assez expéditives étant donné qu'un autre syndicat «a déjà tracé la voie concernant les augmentations».

Il rappelle qu'en 2013, plus de 2000 membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) oeuvrant dans trois casinos québécois avaient accepté une entente de principe prévoyant des hausses salariales de deux pour cent par année et ce, pour une période de cinq ans.