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04/07/2014 05:50 EDT | Actualisé 04/07/2014 05:50 EDT

«Cinéma sous les étoiles»: des documentaires qui font réfléchir

Le cinéma quitte les salles obscures et prend l’air. C’est du moins l’objectif du festival Cinéma sous les étoiles qui invite le public à venir s’installer dans les parcs de Montréal où seront projetés des documentaires engagés.

Pour sa cinquième édition, l’événement initié par Funambules Médias – une coopérative d’artistes et de cinéastes – propose une trentaine de films traitant d’enjeux sociopolitiques.

«Les œuvres présentées abordent des sujets importants comme l’environnement, les réalités autochtones ou les luttes sociales», explique en entrevue le co-coordonnateur Nicolas Goyette.

Après chaque projection, les gens sont invités à débattre sur les questions abordées. Et cette année, les discussions risquent d’être houleuses avec des œuvres qui reviennent sur le feu de l’actualité comme le film d’ouverture, Anticosti : la chasse au pétrole extrême du metteur en scène Dominic Champagne.

«Toutes nos projections sont gratuites et l’ambiance est conviviale, mais c’est certain qu’on veut provoquer le débat public, c’est dans l’ADN du festival», précise Goyette.

Plusieurs autres titres attirent l’attention. D’abord le film Pussy Riot : une prière punk de Mike Lerner et Maxim Pozdorovkin qui nous entraine dans les rouages du procès fantoche du fameux groupe russe anti-Poutine.

Pour célébrer les dix ans de la sortie de The Corporation, le documentaire-choc bénéficiera d’une projection spéciale. Signalons la présence d’une sélection de productions du Québec telles Le Semeur, Sans terre, c’est la faim, Québékoisie et Miron : un homme revenu d’en dehors du monde.

La projection de 3 histoires d’Indiens est également au menu, seule fiction de la programmation. «On a fait une exception. Le film de Robert Morin aborde les réalités vécues par des jeunes des Premières Nations. Sa présence est donc justifiée», déclare le co-coordinateur.

Né en 2010 au parc Laurier, Cinéma sous les étoiles est aujourd’hui éparpillé sur une dizaine de parcs de la métropole. «On est très fier du chemin parcouru. D’autant plus qu’on ne reçoit aucune subvention», conclut-il.

Programmation : cse2014.funambulesmedias.org

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