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03/07/2014 02:16 EDT | Actualisé 01/09/2014 05:12 EDT

Westinghouse/Toshiba sur le point de remporter une commande de réacteur nucléaire en Bulgarie (presse)

Le groupe japonais Toshiba, via sa filiale américaine Westinghouse, est sur le point de remporter un contrat pour un réacteur nucléaire en Bulgarie, a rapporté jeudi en une le quotidien économique Nikkei.

En décembre dernier, le gouvernement bulgare avait approuvé des négociations entre la Holding bulgare de l'énergie (BEH) et le groupe Toshiba pour la construction d'une nouvelle capacité nucléaire avec la technologie à eau pressurisée de Westinghouse.

"La holding bulgare de l'énergie et Toshiba/Westinghouse sont entrés dans la phase des derniers ajustements avant un accord", a assuré le Nikkei.

"Les négociations continuent mais les détails n'ont pas encore été décidés", a indiqué une porte-parole de Toshiba à Tokyo, précisant qu'un accord était effectivement espéré.

La commande serait de l'ordre de 500 milliards de yens (3,6 milliards d'euros) pour une tranche à construire dans la seule centrale nucléaire du pays. Ce réacteur serait mis en exploitation aux environs de 2025. En outre, Westinghouse entrerait au capital de BEH.

"Il est possible qu'un contrat soit conclu dans la semaine", précise le Nikkei, ce qui a incité des acteurs de la Bourse de Tokyo à faire provision d'actions Toshiba: le titre a gagné 2,54% dans la journée pour finir à 484 yens, alors que l'indice Nikkei des 225 valeurs vedettes s'est replié de 0,14%.

Le ministre bulgare de l'Economie et l'Energie avait indiqué en fin d'année dernière qu'un contrat pourrait être signé avant la fin 2014, en vue de démarrer la construction en 2016.

Westinghouse avait été chargée fin août 2012, par le gouvernement de centre droit de l'époque, d'une étude de faisabilité sur l'extension de la centrale de Kozlodoui, qui compte actuellement deux réacteurs russes à eau pressurisée de 1.000 mégawatts (MW) chacun.

Toshiba, à l'instar de ses compatriotes Hitachi et Mitsubishi Heavy Industries (MHI), ne peut guère espérer de commande au Japon où le secteur nucléaire tourne au ralenti depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011, ce qui l'incite à se tourner directement et avec sa filiale Westinghouse vers les marchés extérieurs.

Les Japonais n'ont pas encore vendu de réacteur nucléaire à un pays d'Europe de l'est.

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