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03/07/2014 01:56 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

Études: les ex-soldats blessés peuvent s'attendre à un recul de revenu de 20%

OTTAWA - Les soldats de la Force régulière risquent davantage que les réservistes de souffrir de problèmes chroniques physiques et de santé mentale à leur retour à la vie civile, et les soldats libérés pour des raisons médicales peuvent s'attendre à une baisse de 20 pour cent de leurs revenus, indiquent deux nouveaux rapports de Statistique Canada.

Les études, dévoilées jeudi, brossent un portrait détaillé de la qualité de vie et du fardeau financier des anciens combattants canadiens entre 1998 et 2013.

Ces études sur le «Revenu avant et après la libération» s'attardent au revenu total, aux gains, aux taux d'assurance-emploi et de l'aide sociale et au supplément de revenu garanti de 70 771 ex-soldats. Elles démontrent pour cette période un déclin du revenu à la fin du service, tant pour les réservistes que pour les membres de la Force régulière.

Les soldats de la Force régulière — à temps plein —, la plupart âgés dans la mi-quarantaine qui ont démissionné ou pris leur retraite sans ennuis de santé, ont vu un recul de leur revenu moyen de 2,0 pour cent. Cette baisse grimpe à 11 pour cent si l'ex-soldat a sollicité des services de formation ou de réhabilitation auprès du ministère des Anciens Combattants.

Et si l'ex-soldat a été libéré en raison de blessures physiques ou de stress post-traumatique, la baisse de revenu est encore plus importante — jusqu'à 20 pour cent.

Le sondage sur la santé et le bien-être des vétérans des Forces armées canadiennes a par ailleurs démontré que les ex-soldats de la Force régulière faisaient état d'une santé moins bonne que dans la population générale, exprimaient un moins grand sentiment d'appartenance à la communauté, et étaient moins souvent satisfaits de leur vie que la plupart des Canadiens.