POLITIQUE
03/07/2014 06:39 EDT | Actualisé 03/07/2014 06:40 EDT

Prière à Saguenay : six groupes sont acceptés comme intervenants par la Cour suprême

Radio-Canada

La Cour suprême du Canada accepte six groupes comme intervenants dans le dossier de la prière à l'hôtel de ville de Saguenay. Quatre de ces groupes sont pour et deux sont contre.

L'Alliance évangélique du Canada, la Ligue catholique des droits de l'homme, l'Alliance de la foi et de la liberté et l'Association des parents catholiques du Québec veulent démontrer que les croyances religieuses peuvent s'exprimer dans l'espace public sans porter atteinte aux droits de la personne.

La porte-parole de la Ligue catholique des droits de l'homme, Jean-Morse Chevrier, affirme que la décision de réciter une prière appartient aux élus.

« Ce n'est pas à la cour de venir imposer une façon de faire pour tout le monde, dit-elle. Il y a de la place au Canada et au Québec pour l'expression diverse de croyances religieuses, de culture. Cette liberté d'expression doit être sauvegardée dans la place publique, dans nos villes, dans nos conseils municipaux. »

À l'inverse, l'Alliance laïque canadienne et l'Association canadienne des libertés civiles croient que la prière devrait être remplacée par une période de silence.

Selon la porte-parole de l'Association des libertés civiles, Cara Zwibel, la prière a nécessairement une connotation religieuse.

« Je ne suis pas convaincue qu'il y a quelque chose qu'on peut appeler une prière neutre, soutient Mme Zwibel. Une prière demande à Dieu d'assister le conseil de ville dans ses délibérations. Il y a des croyances qui sont impliquées dans cette prière qui ne sont pas en accord avec les croyances de plusieurs membres du public. »

Au cours des derniers jours, la Ville de Saguenay et le Mouvement laïque du Québec ont déposé leurs mémoires à la Cour suprême en prévision de l'audition de la cause de la prière.

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