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03/07/2014 09:27 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

Pays-Bas : condamné pour avoir manipulé des jeunes filles à des fins sexuelles sur internet

Un Néerlandais de 49 ans a été condamné jeudi à six ans de prison pour avoir abusé de plusieurs jeunes filles et en avoir manipulé d'autres à des fins sexuelles via internet, a annoncé le tribunal d'Assen, dans le nord des Pays-Bas.

"Il a abusé sexuellement des jeunes filles avec lesquelles il était entré en contact par internet", a indiqué dans un communiqué le tribunal, soulignant que, dans plusieurs cas, "les jeunes filles n'avaient que 12 et 13 ans".

"En rabâchant et insistant, en les manipulant en se mettant en colère et même en les menaçant, il a réussi à obtenir que les jeunes filles se livrent à des actes sexuels devant leur webcam", a ajouté le tribunal, soulignant que l'accusé avait également été jugé coupable de viol dans un cas.

Frank R., qui sera également obligé de suivre un traitement psychiatrique pendant ces six années, était soupçonné d'avoir sollicité à des fins sexuelles près de 300 jeunes filles pendant près de huit ans.

Mais toutes n'ont pas été identifiées ou n'ont pas porté plainte, a précisé un porte-parole du tribunal d'Assen, qui a souligné que les cas de quinze jeunes filles, dont sept auraient eu des contacts physiques avec Frank R, avaient été présentés par le parquet.

"Il s'est rendu coupable de grooming", ont ajouté les juges. On appelle "groomers" ces prédateurs qui sévissent sur internet en apprivoisant par les "chats" les enfants afin de les abuser sexuellement.

Parmi les jeunes filles qui ont eu des contacts physiques avec le suspect, trois se sont rendues à son domicile, situé à Cuijk, à proximité de la frontière allemande.

Plus de 26.000 vidéos et 144.000 images, ainsi que d'innombrables conversations (par "chat"), avaient été retrouvées sur son ordinateur.

Frank R. a également filmé les actes sexuels auxquels il s'est livré sur plusieurs jeunes filles, a souligné le tribunal.

La peine infligée par les juges est moins élevée que celle de 10 ans requise par le parquet, car, contrairement à celui-ci, les juges n'ont pas tenu compte des "faits criminels probables qui ne sont pas repris dans l'acte d'accusation".

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