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03/07/2014 01:11 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

Nouveaux records à Wall Street, le Dow Jones au-dessus des 17.000 points

Wall Street a terminé une séance écourtée en fanfare jeudi, une embellie spectaculaire du marché du travail aux Etats-Unis emmenant son indice vedette, le Dow Jones, au-dessus du seuil inédit des 17.000 points et l'indice élargi S&P 500 à un nouveau sommet.

Selon des résultats provisoires à la clôture, le Dow Jones Industrial Average s'est apprécié de 0,54% soit 92,02 points à 17.068,26 points, et le S&P 500 de 0,55% ou 10,82 points à 1.985,44 points, des niveaux jamais atteints auparavant.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 0,63% ou 28,19 points à 4.485,93 points.

Pour célébrer le jour de l'Indépendance américaine le 4 juillet, la séance de jeudi s'est terminée avec trois heures d'avance et les portes des marchés financiers américains resteront closes vendredi.

Un rapport mensuel sur l'emploi jugé excellent sur toute la ligne a permis à la place new-yorkaise de repousser encore ses limites avant ce long week-end et de faire plonger à des niveaux plus vus depuis avant la crise financière la volatilité des échanges.

"Ce rapport montre que la croissance économique est de retour après le trou d'air du premier trimestre", a noté David Levy, de Kenjol Capital Management.

Le taux de chômage aux Etats-Unis a décliné jusqu'à 6,1% en juin, son plus bas niveau depuis près de six ans, alors que les analystes avaient tablé sur une stagnation à 6,3%.

Un tel repli du chômage a été rendu possible par de très fortes créations d'emplois qui se sont élevées à 288.000 ce mois-là, contre 224.000 en mai.

"C'est positif à tous les niveaux", a jugé Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services. "Pour la consommation, pour l'industrie, sans compter que cela fait un peu remonter le dollar", une bonne nouvelle pour la facture énergétique des Etats-Unis, en pleine hausse des prix du pétrole sur fond de crise irakienne, a-t-il précisé.

La crainte de l'impact de ces bonnes nouvelles sur la politique monétaire de la Banque centrale américaine (Fed) et d'un éventuel relèvement anticipé de ses taux directeurs ne paraissait pas brider pour l'instant l'enthousiasme du marché.

Alors que l'une des premières missions de la Fed est de contrôler la hausse des prix, ce rapport ne semble "pas montrer de tension inflationniste" en raison de la hausse très limitée (+0,2%) du salaire horaire, a estimé M. Volokhine.

La hausse des taux du marché obligataire semblait toutefois montrer que la possibilité d'un resserrement monétaire anticipé était désormais pris en compte par certains opérateurs, ont constaté les experts de Briefing.com.

Le marché obligataire a en effet nettement reculé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans est monté à 2,648% contre 2,628% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,483% contre 3,466% la veille.

Les opérateurs ont aussi applaudi le maintien du cap d'une politique monétaire accommodante en zone euro, après une réunion de la Banque centrale européenne.

Dans ce contexte, la hausse conforme aux attentes des nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage est passée au second plan, tout comme le ralentissement inattendu de l'activité dans les services aux Etats-Unis en juin.

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