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03/07/2014 01:53 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

Mondial 2014: un membre de la FIFA serait à l'origine d'un trafic de billets

ASSOCIATED PRESS
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A la veille des deux premiers quarts de finale du Mondial-2014, France-Allemagne et Brésil-Colombie, la police brésilienne a indiqué jeudi qu'un membre de la Fifa était soupçonné d'être à l'origine d'un trafic de billets portant sur des sommes considérables depuis quatre coupes du monde.

Selon le quotidien O Dia, ce système de revente de billets dans des tribunes VIP aurait fonctionné pendant les quatre derniers Mondiaux, générant pour chaque compétition des recettes d'environ 70 millions d'euros.

Selon la police de Rio, un membre de la Fifa, qui se trouve actuellement à Rio, fournissait des billets, originellement destinés à des partenaires et fédérations, à un intermédiaire résidant à Dubaï, via le prestataire Match Hospitality.

Les billets ainsi détournés étaient ensuite revendus à un prix de base de 1000 euros l'unité.

Cette affaire intervient à la veille des deux premiers quarts de finale, France - Allemagne et Brésil - Colombie. Les deux autres rencontres, Argentine - Belgique et Pays-Bas - Costa Rica sont programmés samedi.

Parmi les huit rescapés, seules quatre équipes (Brésil, Allemagne, Pays-bas et Argentine) faisaient figure de favoris sérieux pour le titre. Mais tous ont rencontré des difficultés pour intégrer les quarts.

Depuis le premier match remporté face à la Croatie, grâce -entre autres- à un penalty contesté, le parcours du Brésil est chaotique. Passent le match nul face au Mexique et son gardien "Mémo" Ochoa (0-0) ou le succès poussif face au Cameroun (4-1)... Le 8e de finale face au Chili (1-1, 3 t.a.b. à 2) a montré une nouvelle fois les limites collectives de la Seleçao, tout en révélant ses failles mentales.

Les pleurs du gardien de buts Julio Cesar, avant la séance des tirs au but où il fut héroïque, comme les prières sur la pelouse du capitaine Thiago Silva, ont démontré que les Brésiliens étaient solubles sous la pression. Au point que le sélectionneur Luiz Felipe Scolari a convoqué une psychologue au camp de base de Teresopolis pour cimenter ces abîmes de doute.

Les autres favoris ? pas mieux ! Chez les Argentins, le problème est avant tout collectif. Le génial Lionel Messi, quatre fois Ballon d'Or, porte l'équipe sur ses frêles épaules. Et ses coéquipiers peinent à jouer au diapason.

- Une surprise venue de Colombie ? -

Les Allemands sont eux entrés de façon fracassante dans le Mondial, en balayant le Portugal (4-0). Depuis, ils ont peiné face au Ghana (2-2) et aux Etats-Unis (succès 1-0). Et se sont offert une belle frayeur pour éliminer l'Algérie en 8e de finale (2-1 a.p.)

Les Néerlandais semblaient eux irrésistibles, jusqu'à leur 8e de finale face au Mexique, où ils n'ont fait la différence que dans les dix dernières minutes (2-1). Les valeureux Costariciens ne semblent cependant pas en mesure de les éliminer en quarts de finale.

En revanche, la tâche semble beaucoup plus compliquée pour les autres favoris auto-proclamés. La palme de la difficulté revient sans doute au Brésil, tant la Colombie a survolé la première phase dans le groupe C (certes peu relevé) avant de réciter sa partition en huitième de finale face à l'Uruguay.

L'organisation collective, alliée au talent exceptionnel de James pourraient faire le lit d'une colossale surprise: l'élimination du Brésil dès les quarts de finale de "son" Mondial.

Les Argentins rêvent eux d'une finale face au Brésil le 13 juillet au Maracana de Rio. Mais d'abord, il faudra parvenir à écarter la Belgique, certes accrochée par les Etats-Unis (2-1 a.p.) en huitièmes, mais dont le jeu semble se mettre progressivement en place.

Enfin, la France semble taillée pour réaliser un exploit face à l'Allemagne, et effacer ses éliminations face à la Nationalmannschaft en demi-finale en 1982 et 1986. Les Bleus de Didier Deschamps sont en confiance et possèdent quelques individualités (Pogba, Benzema) capables de faire la différence et de casser l'ordre établi.

A vingt-quatre heures du coup d'envoi, le sélectionneur allemand Joachim Löw a annoncé sur ARD-Radio que sept de ses joueurs étaient "légèrement grippés".

Cet état grippal s'expliquerait par l'air conditionné (souvent très froid au Brésil), la fatigue des voyages et les différences de températures, notamment entre Porto Alegre (sud), où il faisait très frais lundi quand l'Allemagne a joué, et la région de Porto Seguro (nord-est), où se trouve le camp de base de la Nationalmannschaft et où il fait toujours assez chaud.

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