NOUVELLES
03/07/2014 11:56 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

Mondial-2014 - Le monde est rond commez un ballon (gazette)

Attaque. "J'ai 68 ans et je suis le Mondial depuis 1958. J'ai vu le Brésil gagner et perdre et en particulier lors des tirs au but victorieux devant l'Italie au Mondial-1994. Mais jamais je ne me suis senti aussi nerveux que samedi", a raconté à la presse Lulu da Silva, ancien président brésilien et celui-là même qui avait obtenu l'organisation du Mondial pour le Brésil et les jeux Olympiques 2016 pour Rio de Janeiro. "Je crois que je vais avoir une attaque. Je ne peux m'imaginer voir le Brésil quitter la Coupe du monde à ce stade", a conclu en riant Lula. Heureusement pour l'ancien président, David Luiz a marqué le deuxième but de la Seleçao à la 69e minute, après l'ouverture rapide du score par Thiago Silva (7e). Mais Lula a dû souffrir en fin de match après la réduction du score par James Rodriguez (80e sur pen.).

Fierté kényane. "Notre famille est très fière de lui. Il a franchi une marche plus haute que nous tous". Commentaire de l'oncle du Belge Divock Origi, originaire du Kenya et qui affronte l'Argentine en quart de finale à Brasilia samedi. "Il a montré qu'il pouvait être non seulement un grand buteur mais également jouer un rôle important dans l'équipe", a ajouté le tonton Austin Oduor, l'ancien capitaine de la sélection du Kenya. Origi, entré en cours de match, a marqué le seul but du match face à la Russie, donnant alors la première place du groupe H.

Soldat chilien. Le défenseur Gary Medel a défini vendredi les qualités du "soldat chilien", 8e de finaliste du Mondial face au Brésil (éliminé aux tirs au but): "le courage, l'engagement, le dévouement". Il a ajouté les valeurs de "patriotisme, de discipline et de bravoure". Ces valeurs, inculquées aux jeunes soldats par l'Armée, sont les mêmes que celles imposées à un "Pitbull" pour la défense de la Roja. La sélection chilienne avait été accueillie par 500.000 à 600.000 personnes à son retour à Santiago avec, cerise sur le gâteau, une réception au palais présidentiel, avec Michelle Bachelet.

Espoir. "Football for Hope Festival" ou la coupe du monde de l'espoir réunit dans un quartier défavorisé de Rio de Janeiro (Caju) 192 jeunes âgés entre 15 et 16 ans issus de 32 organisations représentant 27 pays, à raison de six représentants (trois garçons, trois filles) par association. Outre l'initiation à la samba, les jeunes chantent et jouent à divers jeux dans la bonne humeur et la joie. Selon le site officiel fifa.com, une Cambodgienne était aux anges: "Je sais danser la samba", dit-elle. "Ce Festival représente une opportunité incroyable. Je me suis fait de nombreux amis. Je n'aurais jamais imaginé avoir des amis qui vivent en France, en Australie ou en Inde. C'est merveilleux", s'extasie Lucas qui habite le quartier de Caju. Et tous d'entonner à plein poumon "We are the champions"... La Fifa a choisi ces associations à partir des lettres de motivations de 108 organismes dont 26 au Brésil.

Engagements anglais. Si l'Angleterre est rentrée au pays dès la fin du premier tour, une organisation caritative composée de supporteurs enthousiastes et généreux ont poursuivi leur travail de terrain. Selon fifa.com, les Legacy Tours sont l'une des pierres angulaires de ce mouvement. En Afrique du Sud en 2010, 150 supporteurs étaient allés à leurs frais à Durban pour y lancer quatre projets de construction et sept écoles de football au profit de plus d'un millier d'enfants. Au Brésil, ils sont 300 représentants de Lionsraw à Curitiba, l'une des villes hôtes. Outre des animations d'entraînements de football sur herbe, football de rue et autres sports destinés aux centaines d'enfants passionnés de ballon rond, l'association a prévu des travaux de construction et de développement. Ainsi, un centre de formation est en train de sortir de terre. Il pourra accueillir entre 500 à 600 enfants chaque semaine.

30 km à pied... Un Costaricien aurait dû avoir un peu plus confiance en sa sélection que personne, il est vrai, ne voyait sortir invaincue du "groupe de la mort" (avec Uruguay, Italie et Angleterre). Il avait alors promis, en pleine tension du 8e face à la Grèce (qualification aux tirs au but), d'effectuer dix pèlerinages de 30 km à un sanctuaire catholique en cas de qualification de la "Sele". "Je savais que le pays souffrait. Au moment de faire ma promesse, j'aurais pu dire deux ou trois, mais c'est le chiffre dix qui était sorti de ma bouche. Je vais donc accomplir mes dix pèlerinages", a expliqué Jorge Balladares à une station de radio. Le sanctuaire de Los Angeles est situé à 3O km à l'est de la capitale, San Jose.

La poisse. Un Brésilien, qui n'avait pas pu assister à la "finale" Brésil-Uruguay en 1950 (1-2) à Rio en raison d'une maladie dans sa famille, a offert ses deux précieux billets au musée de la Fifa. Pour le remercier, la Fifa lui a offert deux sésames pour la finale du Mondial-2014, le 13 juillet, toujours au Maracana. Mais Joedir Belmont, 85 ans, semble être poursuivi par une malédiction du stade mythique. Sur la route du retour à la maison après la remise des tickets par le secrétaire général de la Fifa Jérôme Valcke, il les a perdus... "J'ai gardé les (anciens) tickets pendant 64 ans, mais j'ai perdu (les nouveaux) en six heures", a-t-il déclaré au quotidien O Estado de Sao Paulo. Alertée, la Fifa lui a conseillé d'attendre et lui imprimerait deux nouveaux billets au cas où les siens ne referaient pas surface d'ici le 13 juillet. "J'espère que j'aurai la chance de voir la Seleçao devenir championne du monde" au Maracana, a conclu M. Belmont.

Droits de l'Homme. La sanction infligée par la Fifa à l'Uruguayen Luis Suarez (9 matches de suspension et quatre mois d'interdiction d'activités liées au foot) "viole les droits humains spécifiques du sportif y compris sur son territoire national", estime l'Institut national des droits humains uruguayens. Cette sanction "affecte, en autres, le droit au travail et à la liberté individuelle", ajoute l'organisme. Suarez a été sanctionné par la Fifa pour avoir mordu l'Italien Giorgio Chiellini lors d'Uruguay-Italie (1-0), dernier match du groupe D.

Ginobili. Messi "est le meilleur joueur au monde et je n'arrive même pas à son niveau", affirme la star argentine de NBA, Emanuel Ginobili, à la presse qui lui demandait s'il pouvait se comparer à Lionel Messi. En revanche, il se voit un peu comme Javier Mascherano: "Peut-être que je ressemble un peu à Mascherano sur le côté leadership". Revenant sur le "formidable match" de l'Albiceste au Mondial face à la Belgique, le champion NBA avec San Antonio s'est déclaré impressionné: "Ils nous épuisent physiquement et mentalement. Parfois, vous n'arrivez pas à bien dormir à cause de l'enthousiasme et de la responsabilité. Certes, on ne peut rien changer ou gagner le match" à leur place.

Les Oranje en BD. "Robin? Arjen? On va devoir faire autrement". Epuisé, l'entraîneur néerlandais Louis van Gaal appelle ses deux meilleurs attaquants au beau milieu de la nuit après avoir appris la blessure du maître de l'entre-jeu Oranje Kevin Strootman juste avant le Mondial. "J'ai trouvé un système pour le tournoi, tous les ballons seront pour vous", ajoute le sélectionneur, avant de préciser: "c'est un système en 1-8-2, mais nous appelleront ça un système en 1-5-3-2 pour ne pas que le reste de l'équipe soit trop malheureux". Génie selon certains, déni de la tradition néerlandaise pour d'autres, la tactique à 5 défenseurs de Louis van Gaal fait couler de l'encre aux Pays-Bas. Et le quotidien Algemeen Dagblad de publier samedi matin une courte bande dessinée humoristique retraçant cette épopée tactique. "Mais il a bu ou quoi?", se demande Arjen Robben alors que son entraîneur prédit une victoire 4-1, 5-1 ou 6-1 contre l'Espagne au premier tour. Et Louis van Gaal de conclure: "pour la rencontre contre le Costa Rica, j'ai encore quelques coups de maître tactiques dans mon sac".

bur/sk/dhe