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03/07/2014 11:13 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

L'ONU est confiante de pouvoir contrer efficacement le SRMO

GENÈVE - Les taux d'infection du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (SRMO) ralentissent et les scientifiques sont confiants d'en savoir assez, d'ici un an, pour être en mesure de freiner la propagation internationale du dangereux virus, a indiqué un responsable onusien de la santé publique.

La majorité des 824 cas confirmés de SRMO depuis 2012, dont au moins 286 décès, auraient pu être prévenus, a dit à l'Associated Press le directeur-général adjoint de l'Organisation mondiale de la santé, le docteur Keiji Fukuda.

Environ 40 pour cent des personnes infectées sont mortes, a-t-il rappelé, soit un taux de mortalité nettement plus élevé que la normale pour un virus.

La vaste majorité des infections contractées à l'hôpital auraient pu être évitées, a dit le docteur Fukuda.

En revanche, a-t-il admis, l'OMS ne comprend pas exactement comment les victimes s'infectent au sein de leurs communautés.

La plupart des cas ont été signalés en Arabie saoudite et le virus se transmettrait principalement lors d'un contact avec les chameaux. Le docteur Fukuda a dit que les scientifiques doivent déterminer si les animaux servent aussi de réservoir au virus.

L'Arabie saoudite a grandement amélioré ses mesures de surveillance depuis l'explosion du nombre d'infections en avril, a-t-il ajouté, tout en prévenant que des efforts de prévention supplémentaires seront nécessaires à l'approche de la saison du pélerinage qui verra des millions de musulmans visiter le pays.

Les pélerins doivent être informés de la menace du SRMO et des mesures préventives doivent être mises en place maintenant parce que «(le pélerinage) a toujours le potentiel d'importer des infections ou d'exporter des infections», a dit le docteur Fukuda.

Il a dit que des efforts de développement d'un vaccin sont en cours mais qu'ils ne porteront pas fruit avant plusieurs années. Il a prévenu que les transports aériens modernes signifient qu'un virus peut aisément sauter d'un pays à un autre.

«Une personne infectée qui ne ressent pas de symptômes peut monter à bord d'un avion et se rendre aux États-Unis ou en Europe ou en Asie, a-t-il dit. Tous les pays doivent être au courant de ce qui se passe.»