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03/07/2014 02:48 EDT | Actualisé 01/09/2014 05:12 EDT

Le Soudan du Sud menacé de famine dans les prochaines semaines (ONG)

Le Soudan du Sud, déchiré par une guerre civile depuis fin 2013, risque d'être frappé par la famine dans les toutes prochaines semaines si une aide massive n'est pas mobilisée, ont alerté jeudi des agences humanitaires.

"Si le conflit au Soudan du Sud continue, et que l'aide n'augmente pas, alors il est probable que d'ici août des régions localisées du Soudan du Sud sombreront dans la famine", a affirmé dans un communiqué le Comité d'urgence britannique pour les catastrophes (DEC), qui chapeaute 13 ONG.

Des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes, ont été tuées et plus de 1,5 million de personnes ont été déplacées depuis que la guerre a éclaté à la mi-décembre 2013 dans le plus jeune Etat du monde.

L'ONU ne dispose pour l'instant que de 40% des fonds nécessaires pour l'aide humanitaire: il manque encore plus d'un milliard de dollars (760 million euros).

"Il y a un risque très réel de famine dans certaines régions", a indiqué le responsable de la coalition DEC, Saleh Saeed. "Des millions de personnes font face à une crise alimentaire extrême", a-t-il averti.

Selon les experts de l'ONU, les pluies devraient être cette année dans la moyenne ou légèrement en-dessous. La crise alimentaire est provoquée par les combats et leurs répercussions, notamment sur les activités agricoles, non par des conditions climatiques extrêmes.

Le Comité d'urgence britannique pour les catastrophes, qui compte notamment Oxfam et Save the Children, "a moins de la moitié de l'argent nécessaire pour aider à empêcher que la crise alimentaire qui se développe au Soudan du Sud ne vire à la catastrophe", a souligné M. Saeed.

Les combats qui ont éclaté à la mi-décembre 2013 entre l'armée loyale au président Salva Kiir et les troupes du chef rebelle Riek Machar ont été émaillés d'atrocités et de massacres.

Les belligérants ont conclu le 10 juin un troisième accord de cessez-le-feu et se sont engagés à former un gouvernement de transition dans les 60 jours, mais les discussions de paix sont à l'arrêt et les combats continuent dans ce pays fondé en 2011.

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