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03/07/2014 05:12 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

Le Parlement argentin refuse la destitution du vice-président inculpé

Le Parlement argentin a refusé jeudi comme prévu d'entamer une procédure de destitution du vice-président Amado Boudou, inculpé la semaine dernière de corruption.

Une commission du Congrès a rejeté la tentative de l'opposition parlementaire, minoritaire dans les deux chambres et vouée à l'échec.

M. Boudou est soupçonné d'avoir acheté via un prête-nom une entreprise au bord de la faillite, l'imprimerie Ciccone, qui détient le monopole de l'impression des billets de banque en Argentine.

La présidente de la commission Jugement politique du Congrès, la députée Adela Segarra, a assuré que la coalition de la présidente de centre-gauche Cristina Kirchner était "alignée" sur la défense de M. Boudou, car le "vice-président élu est innocent jusqu'à ce qu'on démontre le contraire".

Amado Boudou a été inculpé le 27 juin alors qu'il était en voyage officiel à Cuba.

M. Boudou, 51 ans, est le premier vice-président en exercice à être inculpé en Argentine. Il a clamé son innocence depuis le début de la procédure.

Les faits remontent à 2010, lorsqu'il était ministre de l'Economie (2009-2011).

Selon le magistrat qui l'a inculpé, le vice-président et d'autres personnes "auraient fait l'acquisition de l'entreprise Ciccone Calcografica lorsque M. Boudou était ministre de l'Economie (de l'ex-président Nestor Kirchner) via la société The Old Fund, avec pour but ultime de conclure un contrat avec l'Etat portant sur l'impression de billets et de documents officiels".

L'imprimerie a depuis été nationalisée.

M. Boudou est théoriquement le deuxième personnage de l'Etat mais son rôle est essentiellement protocolaire et Mme Kirchner dirige le pays avec une équipe rapprochée d'une demi-douzaine de personnes.

Le mandat du tandem Kirchner-Boudou s'achève fin 2015.

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