POLITIQUE
03/07/2014 01:49 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

Gaétan Barrette veut évaluer l'impact de l'incitatif dont Yves Bolduc a bénéficié (VIDÉO)

QUÉBEC - Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, croit qu'il faut évaluer l'impact d'un incitatif qui a permis à son collègue ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, d'empocher 215 000 $ pour prendre en charge 1500 patients privés de ses services de médecin de famille lorsque les libéraux ont été reportés au pouvoir au printemps.

M. Barrette a affirmé que les effets à long terme de cet incitatif devront être examinés dans le cadre de la refonte de la gestion des groupes de médecins de famille.

Durant son séjour dans l'opposition, après la défaite de septembre 2012 qui a porté le Parti québécois au pouvoir, M. Bolduc a repris du service comme médecin dans une clinique privée de Québec, où il a bénéficié d'un incitatif totalisant 215 000 $ pour prendre en charge des patients qui étaient sur une liste d'attente parce qu'ils n'avaient pas de médecin de famille, a révélé Le Soleil jeudi.

Jeudi, M. Bolduc a affirmé qu'il avait respecté les règles et qu'il ne pouvait pas présumer que les libéraux seraient portés au pouvoir aussi rapidement, après l'échec des péquistes, qui étaient minoritaires au gouvernement, à la dernière élection.

Le ministre de l'Éducation, qui était titulaire de la Santé au moment de la mise en place de l'incitatif dont il a bénéficié par la suite, a expliqué qu'il lui était impossible de concilier ses tâches de médecin de famille à celles qui lui ont été confiées par le premier ministre Philippe Couillard.

Lors d'un point de presse, M. Barrette a affirmé que les contribuables en ont eu pour leur argent même si l'engagement de M. Bolduc n'a été que de 19 mois. Selon le ministre de la Santé, son collègue n'a pas à rembourser la somme de 215 000 $ qu'il a reçue puisque les règles de la Régie de l'assurance maladie du Québec fixent à 12 mois la durée minimale de prise en charge pour bénéficier de l'incitatif.

M. Barrette a cependant reconnu que ce «cas particulier» soulève des questions qui seront examinées pour évaluer la nécessité de prolonger l'exigence de prise en charge au-delà des 12 mois prévus actuellement.

«Ça fait partie des éléments qui devront être revus, a-t-il dit aux journalistes. Cette mécanique a été prévue pour augmenter l'accès. Elle a eu l'effet d'avoir plus de patients inscrits chez les médecins de famille. Il y a une problématique évidemment qui est de voir un médecin de famille. Dans le cas présent, toutes les règles ont été respectées. Vous faites des commentaires à l'effet que l'effet à long terme n'est pas là. Il y a ce genre de choses-là auxquelles on va s'adresser, ça c'est certain.»

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