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03/07/2014 01:44 EDT | Actualisé 03/07/2014 01:45 EDT

Festival de Jazz: Zappa joue Zappa au Métropolis (PHOTOS)

Spectra

Le Métropolis recevait mercredi soir le groupe de Dweezil Zappa, fils aîné de Frank Zappa. Voilà huit ans que Dweezil et sa bande parcourent le monde avec leur tournée Zappa Plays Zappa et font revivre avec succès le monde musical de Frank Zappa. Le Festival International de Jazz de Montréal ne pouvait plus passer à côté du groupe et l'a enfin invité pour sa 35e édition.

Le spectacle s'est ouvert sur une longue intro rock progressive alors qu'aucun musicien n'était encore sur la scène, plongée dans le noir. Après une dizaine de minutes, la lumière s'est faite et Dweezil Zappa et son band ont enfin foulé les planches.

Petit souci, il n'y avait pas de son sur scène, mais le problème fut de courte durée et aussitôt oublié quand le groupe s'est lancé dans une corsée Zomby Woof. La ludique Son of Suzy Creamcheese a suivi, se fondant rapidement dans Call Any Vegetable et sa cadence variant sans cesse.

«C'est le Festival de Jazz, tout le monde est dans une ambiance de fête, alors faisons la fête!», s'est exclamé Dweezil.

Chose dite, chose faite: le groupe s’est jeté tête première dans le joyeux univers expérimental de Frank Zappa. Les musiciens enchaînaient et superposaient les styles à une vitesse folle et de main de maître. De longs segments instrumentaux ont d’ailleurs donné l’occasion de mesurer toute leur virtuosité. Au saxophone, à la trompette, à la guitare ou aux claviers, la musique alambiquée et imprévisible de Zappa père ne semblait avoir de secret pour personne sur scène.

Applaudissant abondamment chaque prouesse musicale, anciens et nouveaux fans se confondaient dans une foule réactive. Le public a vite été conquis, ça ne fait pas de doute.

Le rythme était soutenu en première partie de spectacle et peu d’interventions ont interrompu ce flot continu où on nous a entre autres servi Tell Me You Love Me, Who Needs the Peace Corps et City of Tiny Lights.

La prestation a pris une tournure un peu moins expérimentale et un peu plus sage en deuxième partie. La musique surexcitée de la première partie a laissé place après l’entracte à quelques morceaux plus relax (Cosmik Debris), voire même sérieux (Outside Now). D’autres étaient franchement rock (Apostrophe), mais semblaient assez sobres après ce qu’on nous avait servi en début de spectacle.

Le rappel a sonné le retour du rock progressif festif avec Dinah-Moe Humm, pendant laquelle une dizaine de personnes sont montées sur scène pour un «concours de danse» qui n’aura jamais trouvé son gagnant.

C’est enfin une robuste Muffin Man qui a terminé une soirée où fans de Zappa comme néophytes s’en sont mis plein les oreilles.

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