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03/07/2014 09:23 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

Des dirigeants européens poursuivis par la justice

Plusieurs chefs d'Etat ou de gouvernement européens ont été poursuivis par la justice ces dix dernières années, à l'instar de l'ancien président français Nicolas Sarkozy mis en examen (inculpé en droit français), notamment pour corruption et trafic d'influence.

- FRANCE:

Après un non-lieu dans l'affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy reste sous la menace d'autres enquêtes: le financement de ses campagnes présidentielles (Kadhafi, affaire Bygmalion), un arbitrage contesté en faveur de l'homme d'affaires Bernard Tapie, la régularité des sondages commandés quand il était à l'Elysée et les écoutes clandestines de son ex-conseiller Bernard Buisson.

En décembre 2011, l'ancien président Jacques Chirac a été condamné à deux ans de prison avec sursis dans une affaire d'emplois fictifs de la Ville de Paris.

- ITALIE:

Silvio Berlusconi, ancien chef du gouvernement italien, poursuivi pour plusieurs affaires, notamment de corruption, est condamné en juin 2013 à sept ans de prison pour prostitution de mineure (Rubygate) et abus de pouvoir.

Dans l'affaire Mediaset (fraude fiscale), il est condamné à quatre ans de prison, ramenés à un an après une amnistie puis commués en travaux d'intérêt général, en raison de son âge. L'ex-Cavaliere a perdu son immunité parlementaire en se faisant exclure du Sénat à l'automne 2013. Il y a prescription pour certaines affaires.

- REPUBLIQUE TCHEQUE:

En juin 2013, le Premier ministre Petr Necas (centre droit), au pouvoir depuis juillet 2010, démissionne à la suite d'un scandale de corruption et d'abus de pouvoir, impliquant sa plus proche collaboratrice et maîtresse, trois ex-députés et deux officiers du renseignement militaire. Le parquet renonce à des poursuites.

- FINLANDE:

En juin 2010, le Premier ministre finlandais Matti Vanhanen, à la tête du gouvernement depuis 2003, démissionne et quitte la présidence de son parti, évoquant des raisons de santé.

Il était impliqué dans une affaire de financement électoral. En 2011, le parlement renonce à toute poursuite judiciaire.

- CROATIE:

En juillet 2009, Ivo Sanader, Premier ministre depuis 2003, démissionne. Soupçonné de détournement de fonds, il est arrêté fin 2010 en Autriche et incarcéré à Zagreb de juillet à décembre 2011.

Reconnu coupable d'avoir touché plus de cinq millions d'euros d'une banque autrichienne et du géant hongrois de l'énergie MOL, il est condamné, fin 2012, à dix ans de prison. En mai 2013, il est inculpé dans une autre affaire de corruption, accusé d'abus de pouvoir ayant coûté quelque 500.000 euros à la Compagnie nationale d'électricité (HEP).

- BELGIQUE:

Premier ministre depuis mars 2008, Yves Leterme démissionne en décembre de la même année, accusé de pressions sur la justice lors du rachat de la banque Fortis. Nommé ministre des Affaires étrangères en juillet 2009, il est blanchi et redevient Premier ministre de novembre 2009 à décembre 2011.

- LITUANIE:

Président depuis janvier 2003, Rolandas Paksas est destitué en avril 2004 pour "violation grave de la Constitution et manquement au serment constitutionnel" par l'octroi de la nationalité lituanienne à un homme d'affaires d'origine russe, son principal soutien financier.

Privé du droit de se présenter à des élections en Lituanie, il est élu député d'Ordre et Justice (TT) au Parlement européen, en 2009.

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