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03/07/2014 07:46 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

Centrafrique: huit personnes tuées dans le Nord-Ouest par d'ex-rebelles Séléka (source Misca)

Au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans de récentes attaques attribuées par les habitants à l'ex-rébellion Séléka, dans la région centrafricaine de Batangafo (nord-ouest), a indiqué jeudi une source de la force africaine en RCA (Misca).

"Huit personnes en tout ont été tuées entre lundi et mercredi à Batangafo, au nord de Bangui, et plusieurs blessées par des éléments armés identifiés par les habitants comme étant des ex-Séléka basés dans la région", a affirmé cette source à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

"Les agresseurs ont ouvert le feu sur les habitants à différents endroits, et ils en ont poursuivi certains qui se sont réfugiés dans les plantations", a-t-elle ajouté.

"La veille de ces actes, des ex-Séléka armés se sont rendus sur les sites de déplacés pour demander aux populations de regagner leurs habitations, en leur garantissant la sécurité. Mais beaucoup se sont montrés réticents, croyant à une ruse pour piller leurs domiciles et les soumettre à des exactions", a encore déclaré la source.

"La plupart des habitants ont fui pour retourner à la paroisse de Batangafo, tandis que d'autres sont repartis en brousse pour échapper aux exactions".

Les localités de Batangafo, Kabo, Bouca, Markounda, Bossangoa, Nanga Boguila, Nana Bakassa, toutes situées dans la préfecture de l'Ouham (nord-ouest), sont depuis des mois le théâtre d'attaques et d'affrontements entre milices chrétiennes anti-balaka se réclamant du président déchu François Bozizé et l'ex-rébellion de la Séléka, majoritairement musulmane.

Ces violences ont fait plusieurs dizaines de morts et entraîné des déplacements de population vers d'autres régions du nord-ouest et la capitale Bangui.

La Centrafrique est plongée depuis plus d'un an dans des violences intercommunautaires meurtrières, opposant principalement l'ex-rébellion Séléka, au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014, aux milices anti-balaka.

Malgré la présence des 2.000 militaires français de l'opération Sangaris et de quelque 5.000 soldats de la Misca, les exactions des groupes armés contre les civils continuent.

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