NOUVELLES
03/07/2014 05:50 EDT | Actualisé 02/09/2014 05:12 EDT

Barzani va évoquer le projet de référendum devant le Parlement kurde (député)

Le président du Kurdistan irakien Massoud Barzani s'exprimera jeudi devant le Parlement kurde sur un projet de référendum dans des régions disputées, quelques jours après avoir annoncé une consultation sur l'indépendance dans les mois à venir, a déclaré un député.

Farsat Soufi, représentant au Parlement kurde, a expliqué que le référendum aurait lieu en vertu de l'article 140 de la Constitution irakienne, qui prévoit la possibilité d'un vote pour décider si les territoires septentrionaux disputés doivent rejoindre la région autonome kurde ou rester sous le contrôle de Bagdad.

Cette annonce intervient alors que les autorités irakiennes font face à une offensive lancée par des insurgés sunnites le 9 juin.

M. Barzani a annoncé en début de semaine à la BBC que le Kurdistan organiserait dans les mois à venir un référendum d'indépendance, ajoutant que la période s'y prêtait, l'Irak étant déjà, selon lui, divisé.

Le président du Kurdistan va également presser le Parlement d'accélérer l'approbation d'une loi établissant une commission électorale indépendante pour la région, a ajouté M. Soufi, député du parti de M. Barzani.

Les élections en Irak sont pour l'instant organisées par la haute commission électorale indépendante irakienne, y compris dans les zones kurdes.

Après le retrait de l'armée irakienne face à l'avancée des insurgés sunnites, les forces kurdes ont pris le contrôle de territoires qui faisaient depuis longtemps l'objet d'une controverse entre Erbil et Bagdad.

Elles ont notamment pris le 12 juin le contrôle de la ville pétrolifère de Kirkouk, chef-lieu de la province éponyme.

M. Barzani a affirmé la semaine dernière que le contrôle de Kirkouk, et d'autres villes prises par les forces kurdes, ne saurait être remis en cause.

Mais le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a rejeté mercredi la volonté du Kurdistan de conserver ces territoires.

"Personne n'a le droit d'exploiter les événements qui ont eu lieu pour imposer un fait accompli, comme l'a fait la région du Kurdistan", a déclaré M. Maliki. "Nous rejetons cela".

str/wd/psr/emb/sw