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03/07/2014 04:43 EDT | Actualisé 01/09/2014 05:12 EDT

Attaque à la roquette contre l'aéroport de Kaboul, pas de victimes

Trois roquettes ont été tirées jeudi matin sur l'aéroport international de Kaboul sans faire de victimes, selon la police, une attaque revendiquée par les talibans au lendemain d'un attentat suicide meurtrier dans la capitale.

La zone ultra-sécurisée de l'aéroport, où sont stationnés des appareils de l'armée de l'air afghane et de l'Otan, est épisodiquement visée par de tels tirs, symboles de la persistance de problèmes sécuritaires à Kaboul.

"Vers 11H30 (07H00 GMT), trois roquettes ont atterri à l'intérieur de la garnison de l'aéroport de Kaboul", a indiqué la police de Kaboul dans un communiqué, précisant que les roquettes avaient provoqué des incendies.

Toutefois, aucune victime n'était à déplorer selon plusieurs sources policières.

En revanche, des dégâts matériels ont été enregistrés: quatre hélicoptères ont été touchés, dont un fréquemment utilisé par le président afghan Hamid Karzaï, qui a été entièrement détruit, selon le directeur général des opérations militaires de l'armée afghane, le général Afzal Aman.

Les trois autres hélicoptères ont été "partiellement endommagés et peuvent être réparés" selon le général Aman.

L'attaque a été revendiquée peu après par les talibans via le compte Twitter de leur porte-parole Zabiullah Mujahid.

La dernière attaque similaire remonte au 24 juin dernier, lorsque deux roquettes avaient atteint les environs de l'aéroport, également sans faire de victimes.

De tels incidents inquiètent la communauté internationale, déjà préoccupée par la crise politique autour de la désignation d'un nouveau président pour succéder à Hamid Karzaï, seul homme à avoir dirigé le pays depuis la chute du régime fondamentaliste des talibans à la fin 2001.

Elle craint notamment que le désaccord entre les deux candidats Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani à propos du résultat du deuxième tour de la présidentielle du 14 juin ne nourrisse un flottement, une montée des tensions et in fine une résurgence militaire de la rébellion menée par les talibans.

Mercredi matin à Kaboul, un attentat suicide des talibans contre un bus de l'armée afghane avait tué huit officiers. Et dans la province du Helmand (sud) des centaines de talibans ont lancé il y a une dizaine de jours une offensive meurtrière, partiellement repoussée par l'armée afghane.

mam-emp/ras