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03/07/2014 02:41 EDT | Actualisé 01/09/2014 05:12 EDT

Afrique du Sud: le parti de Julius Malema va former un syndicat (presse)

Le nouveau parti radical du tribun populiste sud-africain Julius Malema, les Combattants pour la liberté économique (EFF), est en train de fonder un syndicat destiné à concurrencer les formations alignées sur l'ANC au pouvoir, rapporte jeudi le quotidien The Times.

Le syndicat entend recruter parmi les travailleurs les plus vulnérables, comme les pompistes, les femmes de ménage, les ouvriers agricoles, les gardes de sécurités ou les employés du secteur commercial, mais aussi les fonctionnaires, indique le journal, qui dit tenir ses informations de membres des EFF.

"Le temps est maintenant venu pour l'émancipation économique du prolétariat", a déclaré au quotidien Eddie Mathiba, le secrétaire général provisoire du nouveau syndicat --qui a obtenu mercredi l'agrément du ministère du Travail, selon The Times--, qui s'est refusé à dire s'il était affilié aux EFF.

"C'en est fini des véhicules capitalistes conduits par les employés et les membres du Cosatu", a-t-il ajouté.

Il visait le Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu), la puissante confédération syndicale alliée de l'ANC, souvent accusée de s'occuper davantage de politique et des intérêts personnels de ses cadres que de ceux de ses adhérents.

Fondés l'an dernier par Julius Malema, l'ancien président des jeunes de l'ANC qui a été exclu du parti dominant, les EFF ont obtenu 6,35% des voix aux législatives du 7 mai. Ils réclament une redistribution des richesses du pays au profit des plus pauvres, ce qui passe notamment par la nationalisation des mines et la saisie des terres exploitées par les fermiers blancs.

Le parti était injoignable jeudi matin.

Sur le même créneau politique, le syndicat des métallos Numsa, principale composante du Cosatu, a annoncé sa rupture avec l'ANC, dont il dénonce la politique libérale, et entend former un parti politique d'extrême gauche. Numsa, qui a lancé mardi une grève illimitée dans la sidérurgie et les constructions mécaniques, milite pour un virage à gauche du Cosatu, dont il risque l'exclusion.

liu/sd