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Propos non parlementaires: ce qu'on ne peut pas dire à l'Assemblée nationale

QUÉBEC - À l'Assemblée nationale, les élus n'ont pas le droit de prononcer certains mots dits «non parlementaires».

En fait, ce sont 322 mots que les députés et ministres ne peuvent prononcer pour décrire leurs opposants ou une situation.

Certains comme «con», «épais», «bullshit», «chien de poche», «cheap», «deux de pique», «fou» ou «imbécile» vont de soi. On s'étonne même qu'ils aient déjà été prononcés dans ce lieu solennel.

D'autres termes plus factuels sont plus étonnants. Ainsi, il est interdit de parler de «fraudes électorales», d'«incompétence» (qu'elle soit crasse ou non), de «lâcheté» ou de «mensonge».

Le mot mis à l'index le plus célèbre est probablement «girouette». Jean Charest s'en servait à l'époque pour dépeindre le chef de l'ADQ Mario Dumont et cristalliser dans l'opinion publique l'image d'un chef indécis.

Certains députés ont aussi déjà parlé de «poulailler» et de «basse-cour» pour décrire le Salon bleu de l'Assemblée nationale.

Bien entendu, il arrive parfois qu'un élu prononce «par mégarde» un des 322 mots à l'index. Il lui suffit alors de le retirer, sans plus de conséquence.

Ci-dessous, un petit florilège des propos non parlementaires déjà entendus au «Salon de la race».

Quelques mots interdits à l'Assemblée nationale
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