Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Bahreïn: Nabil Rajab appelle la communauté internationale à sanctionner son pays

Le militant bahreïni des droits de l'Homme Nabil Rajab a appelé mercredi, depuis Genève, la communauté internationale à sanctionner son pays, estimant que le Bahreïn était devenu une "dictature".

M. Rajab, un chiite, président du Centre des droits de l'Homme à Bahreïn et secrétaire général adjoint de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), a retrouvé la liberté le 24 mai après avoir purgé une peine de prison de deux ans pour participation à des manifestations non autorisées.

En deux ans, la situation au Bahreïn "est devenue bien pire", a-t-il déclaré à Genève, lors de sa première conférence de presse depuis sa libération.

"Beaucoup de lois ont été créées, des mesures ont été prises et ont transformé le système en une dictature", a-t-il affirmé, soulignant qu'il y avait dans son pays entre 3.000 et 4.000 prisonniers politiques pour environ 700.000 habitants.

"Je suis venu pour exhorter toutes les nations civilisés à prendre des mesures contre mon pays (...), peu importe les relations commerciales qu'ils ont avec mon pays", a-t-il poursuivi.

M. Rajab a estimé que "des pays démocratiques comme le Royaume-Uni, la France et les pays de l'Union européenne (UE) devaient prendre des positions plus fermes" vis-à-vis du Bahreïn.

Il a par ailleurs indiqué qu'il a prévu de se rendre ces prochains jours à Paris, ainsi que dans des pays scandinaves. Par la suite, il souhaite rentrer dans son pays même s'il sait qu'il peut être à nouveau arrêté et emprisonné.

Bahreïn, petit pays du Golfe dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa, est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite.

apo/pjt/ia

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.