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17/06/2014 12:12 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

Westminster: mise en garde de l'Unesco au Royaume-Uni

L'Unesco a accusé mardi le Royaume-Uni de n'avoir "pas cherché à réviser" les projets de construction qui menacent le palais de Westminster, sans toutefois aller jusqu'à placer ce site sur la liste du patrimoine mondial en péril.

"Le Comité du patrimoine mondial (...) note avec préoccupation que l'Etat partie n'a pas cherché à réviser les projets de Nine Elms Regeneration Development Market Towers, Wauxhall Cross et Vauxhall Island", menaçant le siège du Parlement britannique, selon le texte adopté lors de la session annuelle du comité du patrimoine mondial réuni cette année à Doha.

Il "prie instamment l'Etat partie de s'assurer que les propositions ne soient pas mises en oeuvre dans leur forme actuelle mais révisées conformément aux préoccupations soulevées par English Heritage", une ONG de défense du patrimoine britannique, selon la décision finale.

Le Royaume-Uni a ainsi échappé à voir le siège de son Parlement, patrimoine de l'humanité, placé sur la liste du patrimoine mondial en péril. Mais il pourrait en aller autrement lors de la prochaine session annuelle du Comité.

"Il en va de la crédibilité du Comité", a lâché, de manière solennelle, l'ambassadeur du Portugal, José Felipe Mendes Moraes Cabral.

Son homologue allemand, Michael Worbs, a exigé que l'on garde la formulation originale de la déclaration, que la Corée proposait d'adoucir, appelant Londres à ne pas mettre en oeuvre ces projets et l'accusant de n'avoir pas cherché à les réviser. "C'est un minimum", a-t-il dit.

Le projet de décision, soumis aux 21 pays membres du Comité sur la base des recommandations de ses organes consultatifs, considérait que la mise en oeuvre du projet Elizabeth House, dans le cadre immédiat de Westminster, constituait "une menace potentielle pour la valeur universelle du bien et que le bien est en péril".

Lors de la session de l'Unesco à Doha, une trentaine de sites naturels et culturels, dont la citadelle d'Erbil dans le Kurdistan irakien, sont en lice pour être distingués pour leur "valeur universelle exceptionnelle" et s'ajouter à une liste déjà longue de 981 noms dans 160 pays.

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