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17/06/2014 11:06 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

Rep. Dominicaine: les Français accusés de trafic de cocaïne fixés sur leur sort mardi

La justice dominicaine devait se prononcer ce mardi sur le renvoi en procès ou la libération de quatre Français placés en détention provisoire depuis plus d'un an aux côtés d'une quarantaine d'autres personnes dans une affaire de trafic de cocaïne.

A l'issue de plusieurs audiences préliminaires menées ces dernières semaines par un tribunal de Saint-Domingue, la décision de la magistrate Elka Reyes était attendue en début d'après-midi heure locale, sauf report de dernière minute.

Le 21 mars 2013, quatre Français - les pilotes Pascal Jean Fauret et Bruno Odos, un autre membre de l'équipage, Alain Castany, et le passager Nicolas Pisapia - avaient été interpellés sur le tarmac de l'aéroport de la station balnéaire de Punta Cana (ouest de la République dominicaine), alors qu'ils s'apprêtaient à décoller à bord d'un avion privé à destination de la France. Les autorités avaient découvert à bord de l'appareil 700 kg de cocaïne répartis dans 26 valises.

Dans la foulée, une quarantaine d'agents des douanes, de la police anti-drogue et des services migratoires dominicains avaient également été arrêtés, soupçonnés d'avoir participé à ce vaste trafic de drogue.

Au cours des audiences préliminaires, les deux pilotes ont nié avoir le moindre lien avec la cargaison découverte à bord de l'appareil, un Falcon 50 appartenant au lunetier français Alain Afflelou mais affrété par une société de location, SN-THS, installée en France.

Le passager Nicolas Pisapia a, lui, affirmé avoir embarqué avec seulement un sac à dos, et n'avoir lui non plus aucun lien avec les 700 kg de drogue.

De son côté, le procureur Milciades Guzman a affirmé que les deux pilotes effectuaient depuis 2012 des liaisons vers différentes destinations européennes avec les mêmes passagers à des fins de narcotrafic.

Le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) avait demandé le 25 février aux pilotes français de ne plus assurer les liaisons vers la République dominicaine pour dénoncer "l'emprisonnement arbitraire" des deux pilotes. Cet appel avait été suspendu début avril "en signe d'apaisement".

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