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17/06/2014 09:08 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

Ottawa refuse toujours de collaborer avec l'Iran pour résoudre la crise en Irak

Canadian Foreign Minister John Baird addresses the American Jewish Committee (AJC) Global Forum closing plenary in Washington, Wednesday, May 14, 2014. (AP Photo/Cliff Owen)
ASSOCIATED PRESS
Canadian Foreign Minister John Baird addresses the American Jewish Committee (AJC) Global Forum closing plenary in Washington, Wednesday, May 14, 2014. (AP Photo/Cliff Owen)

OTTAWA - Le gouvernement Harper a persisté, mardi, dans son refus de collaborer avec l'Iran, en dépit des tentatives de Washington et de Londres pour permettre à Téhéran de contribuer à résoudre la crise qui secoue présentement l'Irak.

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il rouvrirait son ambassade dans la capitale iranienne, alors que les États-Unis cherchent d'autres moyens de coopérer avec l'Iran pour mettre fin à l'offensive lancée par des extrémistes sunnites en Irak.

Le secrétaire britannique des Affaires étrangères, William Hague, a affirmé que les circonstances se prêtaient à la réouverture de l'ambassade, qui a été fermée en 2011 après avoir été attaquée et pillée.

Ottawa a emboîté le pas à Londres en 2012, fermant son ambassade à Téhéran et expulsant les diplomates iraniens du Canada.

Un porte-parole du ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a déclaré, mardi, que les ponts demeureront coupés entre Ottawa et Téhéran tant que l'Iran n'aura pas prouvé qu'il est digne de confiance.

Dans un courriel, Adam Hodge a indiqué que le Canada respectait les décisions de ses alliés, mais qu'il avait sa propre politique étrangère et que sa position par rapport à l'Iran était à la fois claire et fondée.

«Même si nous voulons croire que le régime s'est véritablement engagé à apporter des changements positifs, nous pensons que les gestes pèsent plus lourd que les paroles, a écrit M. Hodge. Tant que le Canada n'aura pas de bonnes raisons de faire confiance à ce régime, ses sanctions resteront en vigueur et les relations avec l'Iran seront suspendues.»

M. Baird a déjà invoqué l'assaut contre l'ambassade britannique comme étant l'un des motifs pour lesquels Ottawa a décidé de fermer sa propre ambassade en Iran à l'automne 2012. Le gouvernement Harper maintient que la sécurité de ses diplomates est sa priorité.

De son côté, M. Hague a dit devant le Parlement britannique qu'il était convaincu que les diplomates du pays pourraient effectuer leur travail en sol iranien sans éprouver de problème.

Il a ajouté avoir discuté au téléphone avec son homologue iranien au cours du week-end afin de trouver des moyens d'améliorer les relations entre les deux pays.

La réouverture de l'ambassade s'inscrit dans une démarche de rapprochement graduel entre le Royaume-Uni et l'Iran à la suite de l'élection du président modéré Hassan Rohani en août.

Un groupe extrémiste appelé l'État islamique en Irak et au Levant a pris le contrôle de plusieurs villes en Syrie et en Irak. Cela a fourni un point commun à l'Iran et à l'Occident, qui veulent tous les deux ramener le calme en sol irakien.

L'administration Obama a décidé de déployer environ 300 soldats en Irak afin de protéger ses installations et envisage la possibilité de mener des frappes aériennes.

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