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17/06/2014 02:13 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

Mondial-2014 - Le Brésil pour entrevoir les 8e de finale

Cinq jours après son succès sur la Croatie en ouverture, le Brésil dispute mardi (16h00 locales, 19h00 GMT) le deuxième match de "son" Mondial face au Mexique à Fortaleza (nord-est), avec en ligne de mire la qualification pour les 8e de finale.

Par ailleurs, la Belgique, très attendue, a fait ses grands débuts dans ce Mondial-2014 face à l'Algérie. Les "Diables Rouges" se sont imposés (2-1) en renversant le cours d'un match mal engagé après un penalty accordé aux "Fennecs" et réussi par Feghouli.

Les Belges peuvent dire merci à Hazard, symbole de la génération, qui s'est réveillé en seconde période. Le meneur de Chelsea est au départ de l'action de l'égalisation de Fellaini, puis fait tout le travail pour permettre à Mertens d'inscrire le but de la victoire. Marc Wilmots pouvait être satisfait. "Coach Vahid" Halilhodzic, à la tête de l'Algérie, pouvait ruminer sa frustration, bras croisés, resté assis sur le banc après le coup de sifflet final.

La Russie jouera elle son premier match du Mondial contre la Corée du Sud à Cuiaba (18h00 locale, 22h00 GMT, car le fuseau horaire est différent). Ces deux équipes sont les dernières à ne pas encore avoir joué un match au Brésil dans le tournoi.

La Russie, hôte du Mondial-2018 et inspirée par le sélectionneur italien Fabio Capello, aura fort à faire face à la Corée du Sud, habituée des phases finales et guidée par son idole Hong Myung-bo.

Lors de sa première apparition face à la Croatie, le Brésil a laissé une impression mitigée. Il y eut certes la victoire (3-1), mais les enchaînements ont été rares et, à l'exception de Neymar et Oscar, les individualités ont été décevantes. Enfin, la polémique consécutive au penalty "obtenu" par Fred a jeté une ombre sur le succès.

Depuis, la Seleçao a retrouvé son camp de base de Teresopolis, à 200 km au nord de Rio, pour peaufiner son jeu.

"Notre équipe est chaque jour un peu mieux, constate l'entraîneur Felipao. Mais n'attendez pas que le Brésil soit seul en son royaume."

- Fortaleza, une histoire d'hymne -

Au passage, la Seleçao poursuit son tour du Brésil. Après Sao Paulo, capitale économique et financière, la voilà à Fortaleza, dans le nord-est tropical, la ville où il y a un an, le 19 juin 2013, les spectateurs avaient lancé une mode.

A l'époque, en pleine Coupe des Confédérations, le pays était plongé dans un contexte social très dur et 15.000 manifestants s'étaient rassemblés devant l'Estadio Castelao. Des affrontements avec la police avaient eu lieu, juste avant le match face au... Mexique.

Mais le moment des hymnes s'était transformé en grande communion entre l'équipe nationale et son public. Lorsque la musique s'était tue, joueurs et public avaient continué à chanter a cappella durant une trentaine de secondes, une habitude reprise depuis par plusieurs équipes.

"Je dis au public: +Si vous pouvez chanter l'hymne avec nous, ça nous poussera de l'avant+. Si les fans font cela, on saura qu'ils sont avec nous", a lancé le capitaine brésilien Thiago Silva. David Luiz sur twitter a aussi appelé mardi au soutien du public.

Une fois les hymnes passés, les Brésiliens devront quand même se méfier des Mexicains, victorieux (1-0) du Cameroun vendredi et qui joueront sans la moindre pression.

Car si le vainqueur sera quasiment assuré d'accéder aux huitièmes de finale -et même certain mercredi en cas de nul entre la Croatie et le Cameroun-, le battu ne sera pas écarté de la course à la qualification.

bur-pga/pgr/sk