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17/06/2014 12:38 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

La communauté internationale soutient le Liban secoué par la crise syrienne

La communauté internationale a assuré mardi de son soutien les forces armées libanaises qui profiteront d'une formation offerte par un groupe de pays pour mieux lutter contre le terrorisme et les conséquences de la crise en Syrie.

"Une série de pays, dont les Etats-Unis, l'Arabie Saoudite, la France, la Turquie ou l'Italie, ont pris l'engagement pour des projets concrets, spécialement dans le domaine de la formation des forces armées", a déclaré la ministre italienne des Affaires étrangères Federica Mogherini à l'issue d'une conférence internationale à Rome sur le soutien aux forces armées libanaises.

"La crainte est que l'aggravation de la tension en Irak puisse se répercuter sur le Liban. Ce n'est pas seulement un effet domino qui va de la Syrie à l'Irak" où les jihadistes occupent de vastes régions du pays, a estimé Mme Mogherini, soulignant "la gravité et la complexité de la situation sur le terrain".

"La frontière entre la Syrie et l'Irak n'existe pratiquement plus en ce moment", a rappelé la ministre, estimant qu'une solution devait être trouvée "tout d'abord" au conflit syrien, tandis que la situation en Irak pourrait s'améliorer avec "un gouvernement que représente toutes les composantes du pays", alors que le Premier ministre irakien chiite Nouri al-Maliki est accusé d'une politique d'exclusion des sunnites.

"Le Liban a présenté les besoins de ses forces armées qui nécessitent un soutien global, politique, technique et militaire", a souligné pour sa part le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil.

Selon le chef de la diplomatie libanaise, les forces armées de son pays ont trois principaux objectifs : "combattre le terrorisme, assurer la stabilité du pays et contrôler les frontières".

"Le terrorisme n'a pas de visage ni de race, pas de frontières ni de limites. Il peut frapper n'importe qui n'importe où. La Méditerranée n'est pas un obstacle mais un pont", a ajouté M. Bassil.

Il a évoqué "les tensions croissantes" dans son pays où désormais un tiers de la population est composé de réfugiés syriens.

L'Italie est très présente depuis des années au Liban où elle guide la Finul, la force des Nations unies déployée dans le sud du pays, à laquelle elle fournit un important contingent de plus de 1.000 hommes.

Rome a déjà identifié une localité où elle entraînera les troupes libanaises sur place, a indiqué la ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti, sans en donner le nom.

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