NOUVELLES
17/06/2014 10:50 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

Koweït: un ex-Premier ministre prêt à collaborer à l'enquête sur la corruption

L'ancien Premier ministre du Koweït, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad Al-Sabah s'est dit prêt mardi à collaborer à une enquête de la justice sur des allégations d'un coup d'Etat et une affaire de corruption qui secouent le riche pays du Golfe.

Le nom de cheikh Nasser, un membre éminent de la famille princière qui a assumé le poste de Premier ministre de février 2006 à novembre 2011, a été évoqué, ainsi que celui de l'ancien président du Parlement, Jassem al-Khorafi, dans les deux affaires.

"Cheikh Nasser est prêt à répondre à toutes les questions mentionnées dans les plaintes de justice en toute transparence", a souligné l'avocat de cette personnalité, Me Emad al-Saif, dans un communiqué.

Cheikh Nasser avait démissionné après des manifestations de rue dénonçant la corruption à l'appel de l'opposition qui affirmait que 13 élus, proches du gouvernement, avaient bénéficié de pots-de-vins de plusieurs millions de dollars.

Le parquet du Koweït a été saisi lundi séparément par le Premier ministre, cheikh Jaber Moubarak Al-Sabah, et un éminent membre de la famille régnante, cheikh Fahd al-Ahmad Al-Sabah, pour enquêter sur des allégations évoquant un projet de coup d'Etat et une affaire de corruption.

Cheikh Fahd a expliqué avoir des preuves matérielles que d'anciens hauts responsables avaient fomenté un coup d'Etat et détourné des dizaines de milliards de dollars de fonds.

La semaine dernière, l'opposition a affirmé que certains anciens responsables du richissime Etat pétrolier avaient détourné environ 50 milliards de dollars durant les sept dernières années et déposé l'argent dans des banques étrangères, dont une israélienne.

L'enquête de la justice vient susciter les craintes d'une nouvelle période d'instabilité politique au Koweït après des mois de calme ayant suivi des disputes politiques récurrentes entre le gouvernement et le Parlement.

Le pays a traversé de la mi-2006 jusqu'à 2013 une période de turbulences politiques qui a vu la démission d'une dizaine de gouvernements et la dissolution de six Parlements.

oh/mh/hj