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17/06/2014 11:04 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

Deux journalistes russes tués par un obus de mortier dans l'est de l'Ukraine

MOSCOU - Deux journalistes travaillant pour une chaîne télévisée nationale russe ont été tués, mardi, dans l'est de l'Ukraine après avoir été frappés par un obus de mortier, a rapporté le réseau Rossiya 24.

Le correspondant Igor Korneliouk, âgé de 37 ans, est décédé sur la table d'opération d'un hôpital après avoir été blessé alors qu'il se trouvait en reportage à Louhansk. Le preneur de son qui l'accompagnait, Anton Volochine, a été porté disparu au cours de la journée avant que Rossiya 24 ne confirme, mardi soir, qu'il avait aussi perdu la vie dans l'attaque.

Ces deux décès ont suscité l'indignation des autorités russes. Le premier ministre Dmitri Medvedev a déclaré que le gouvernement ukrainien devait être tenu responsable de l'incident. L'agence d'investigation fédérale de la Russie a pour sa part révélé qu'elle avait ouvert une enquête sur cette affaire.

Viktor Denisov, un caméraman et collègue de M. Korneliouk, a raconté en entrevue avec une chaîne de télévision qu'ils étaient en train de filmer des réfugiés ukrainiens fuyant le nord de la capitale régionale lorsque les tirs au mortier avaient commencé. M. Denisov était aux côtés du reporter lorsqu'il a été blessé.

Avant que la mort de M. Volochine ne soit annoncée, l'organisme Reporters sans frontières avait indiqué que Igor Korneliouk était le quatrième journaliste à périr en Ukraine depuis le début de l'année.

Le conflit entre les rebelles prorusses et les soldats ukrainiens fait rage depuis près de deux mois dans l'est de l'Ukraine.

Lundi, le nouveau président ukrainien, Petro Porochenko, a promis de proposer cette semaine un plan permettant d'obtenir un cessez-le-feu dans la région, ajoutant toutefois que l'étanchéité de la frontière du pays avec la Russie devait d'abord être assurée.

Kiev accuse Moscou de soutenir les insurgés alors que les États-Unis et l'OTAN affirment que des chars d'assaut et d'autre équipement lourd russes ont franchi la frontière pour se retrouver entre les mains des rebelles.

La Russie nie avoir fourni des armes et des effectifs aux insurgés prorusses et ces derniers assurent que le peu de chars qu'ils possèdent ont été volés à l'armée ukrainienne.

Mardi, l'Ukraine devait également recevoir 500 millions d'euros de la part de l'Union européenne afin de l'aider à se stabiliser et à relancer son économie. L'ancienne république soviétique a déjà obtenu 100 millions d'euros le mois dernier et devrait toucher 1 milliards d'euros de plus si elle respecte les conditions de l'entente.