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17/06/2014 05:24 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

"Circonstances réunies" pour rouvrir l'ambassade britannique à Téhéran (Hague)

"Les circonstances sont réunies pour que la Grande-Bretagne rouvre son ambassade à Téhéran", fermée depuis novembre 2011, a annoncé mardi William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, dans une déclaration écrite au Parlement.

"Il y a une série de détails pratiques à régler d'abord. Mais nous avons l'intention de rouvrir l'ambassade à Téhéran avec une présence initiale limitée, dès que ces détails seront réglés", a-t-il dit, deux ans et demi après la mise à sac de la représentation diplomatique, à l'origine d'une crise entre les deux pays.

"Pour l'instant, les Iraniens devront toujours faire leur demande de visa pour la Grande-Bretagne à Abou Dhabi et à Istanbul", a-t-il précisé.

"L'Iran est un pays important dans une région volatile. Le maintien d'ambassades à travers le monde, même dans des conditions difficiles, est un pilier central de l'approche diplomatique de la Grande-Bretagne", a-t-il ajouté.

L'annonce de la prochaine réouverture de l'ambassade consacre la normalisation des relations bilatérales, à un moment où l'Iran se déclare prête à contribuer aux efforts pour faire face à la grave crise en Irak.

A la suite de cette annonce, William Hague a déclaré à la chambre des Communes: "L'Iran a historiquement joué un rôle sectaire et de division dans la région, mais il peut jouer un rôle plus positif".

"Nous aurons recours au développement de nos relations bilatérales pour y parvenir", a-t-il ajouté.

Tout comme Washington, Londres a confirmé avoir eu des discussions avec Téhéran au sujet de la crise irakienne.

Le réchauffement entre Londres et Téhéran avait été amorcé après l'élection en juin 2013 du président iranien modéré Hassan Rohani. Le principe de chargés d'affaires non résidents a été acté cinq mois plus tard, en novembre, et le diplomate britannique Ajay Sharma s'est déjà rendu à trois reprises en Iran depuis.

Le 20 février, l'Iran et la Grande-Bretagne avaient annoncé le rétablissement de leurs relations diplomatiques directes et hissé symboliquement leur drapeau national sur leurs représentations respectives à Londres et Téhéran.

Samedi dernier, William Hague et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif ont, selon le chef de la diplomatie britannique, "discuté au téléphone des progrès effectués à ce jour et de notre intérêt commun de continuer à approfondir les relations bilatérales entre le Royaume-Uni et l'Iran".

A la suite d'une très grave crise bilatérale fin 2011, les deux pays s'étaient arrêtés au bord de la rupture, en décidant de s'adresser l'un à l'autre par le truchement de gouvernements tiers: Oman s'était vu chargé de représenter les intérêts iraniens en Grande-Bretagne tandis que la Suède prenait en charge les intérêts britanniques en Iran.

L'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran avait été mise à sac en novembre 2011 par des manifestants qui protestaient contre l'annonce de nouvelles sanctions de Londres contre l'Iran, en raison de son programme nucléaire controversé. L'ambassade d'Iran à Londres avait été fermée en représailles.

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