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17/06/2014 02:55 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

Cinq jours de grève non consécutifs dans les garderies privées du Québec cet été

MONTRÉAL - Les garderies privées du Québec prévoient fermer leurs portes pendant cinq jours, non consécutifs, cet été pour augmenter la pression sur le gouvernement du Québec.

Les propriétaires de garderies privées subventionnées étaient réunis, mardi matin, pour faire le point sur les moyens de pression à adopter à la suite du dépôt du premier budget du gouvernement Couillard.

Selon l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ), les ponctions budgétaires imposées à son réseau par le gouvernement libéral représentent environ 62 000 $ par garderie fréquentée par 80 enfants.

Ce montant correspond à un gel de la subvention gouvernementale accordée par enfant et à une reconduction des coupes de l'an dernier, a fait valoir le président de l'AGPQ, Sylvain Lévesque, lors d'un entretien téléphonique.

Celui-ci se désole également que l'entente sur l'équité salariale qui devait permettre aux éducatrices travaillant dans le réseau privé d'obtenir un salaire équivalent à celui des éducatrices oeuvrant dans des centres de la petite enfance (CPE) ait été reportée.

Au cours des prochains mois, des comités régionaux adopteront un plan de match précis pour faire grimper la pression sur le gouvernement Couillard.

Mais déjà, l'Association annonce que ses membres prévoient faire la grève pendant cinq journées cet été, des journées qui seront étalées sur plusieurs semaines.

Pour éviter la distribution d'infractions, comme cela avait été le cas l'an dernier, les garderies demeureront officiellement ouvertes, mais l'AGPQ demandera aux parents de garder leurs enfants à la maison.

L'Association prévoit également organiser une grande marche dans les rues de Montréal, en septembre, avec «nos 100 000 parents», lance M. Lévesque. D'ici là, des lettres seront envoyées aux députés à travers la province pour les sensibiliser aux réalités que vivent les garderies privées du Québec.