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17/06/2014 12:15 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

Attentat contre le consulat des É.-U à Benghazi: un suspect est arrêté

WASHINGTON - Un militant libyen soupçonné d'avoir participé à l'attaque du 11 septembre 2012 contre le consulat des États-Unis à Benghazi, en Libye, a été capturé et se trouve maintenant entre les mains des autorités américaines. Il s'agit du premier suspect à être arrêté en lien avec l'assaut qui a coûté la vie à l'ambassadeur Chris Stevens et à trois autres de ses compatriotes.

Le président Barack Obama a déclaré qu'Ahmed Abu Khattala, un haut dirigeant d'une branche locale du groupe terroriste Ansar Al-Charia, allait maintenant «sentir tout le poids du système judiciaire des États-Unis». Il a également salué l'armée, la police et les services de renseignement américains, affirmant que cette arrestation était le fruit de leurs efforts incessants.

L'administration Obama a été vivement critiquée par les républicains pour son incapacité à retrouver les auteurs de l'attentat, durant lequel un groupe de militants a mis le feu au consulat des États-Unis à Benghazi.

Khattala, qui sera jugé par un tribunal américain, a été appréhendé par les forces armées des États-Unis dimanche et est présentement détenu à l'extérieur de la Libye à un endroit qui n'a pas été précisé, selon le secrétaire de presse du Pentagone, le contre-amiral de la marine John Kirby.

M. Stevens est le premier ambassadeur américain à être tué dans l'exercice de ses fonctions en plus de 30 ans.

L'an dernier, les États-Unis avaient déposé des accusations contre Ahmed Abu Khattala et d'autres individus dans une plainte soumise sous scellé auprès d'un tribunal à Washington.

La plainte, qui a été divulguée mardi, accuse Khattala d'avoir fourni, tenté de fournir et comploté pour fournir à des terroristes du matériel ayant entraîné la mort, d'avoir déchargé, brandi, utilisé, transporté et eu en sa possession une arme à feu durant un crime violent et d'avoir tué une personne lors d'une attaque contre une installation fédérale ainsi que d'avoir comploté à ce sujet.

Les autorités américaines affirment que le suspect pourrait être condamné à la peine capitale s'il était reconnu coupable de la dernière accusation.