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17/06/2014 11:52 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

Alstom: Siemens et Mitsubishi rencontrent le président français

PARIS - Les présidents et chefs de la direction de Siemens et de Mitsubishi Heavy Industries ont rencontré le président français, mardi, afin de promouvoir leur offre visant à faire l'acquisition de parties de la firme française Alstom.

Joe Keser, de Siemens, et Shunichi Miyanaga, de Mitsubishi, disent avoir tenté de convaincre François Hollande que leur offre était supérieure à celle de l'américaine General Electric (GE) et qu'elle permettrait la création d'un «champion européen de l'innovation».

La direction d'Alstom a indiqué qu'elle préférait l'entente négociée avec GE il y a plus de deux mois, mais le gouvernement français a notamment exprimé des craintes quant à la possibilité de voir des emplois disparaître, ouvrant ainsi la porte aux sociétés allemande et japonaise.

Siemens a annoncé lundi qu'elle proposait 3,9 milliards d'euros (5,3 milliards $ US) afin d'acquérir la totalité des actifs d'Alstom dans le gaz. L'entreprise entend également donner des garanties de trois ans en matière d'emploi en France et en Allemagne dans les cas des activités transférées.

De son côté, Mitsubishi mettrait la main sur une participation de 10 pour cent dans Alstom en plus d'injecter 3,1 milliards d'euros dans la société française.

En avril dernier, Alstom avait négocié une offre de 17 milliards $ US de la part de GE pour son secteur de l'énergie, mais le gouvernement français était intervenu afin de retarder la signature de l'entente. La société américaine a donné jusqu'au 23 juin à Alstom pour se décider.

Siemens et Mitsubishi ont également indiqué que leur proposition permettrait de préserver la présence actuelle d'Alstom dans presque toutes ses activités tout en consolidant ses finances et en lui permettant de demeurer un important groupe français coté en Bourse.