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15/06/2014 04:29 EDT | Actualisé 15/08/2014 05:12 EDT

Yémen: huit employés d'un hôpital militaire tués à Aden (source militaire)

Huit membres du personnel d'un hôpital militaire à Aden, dans le sud du Yémen, ont été tués dimanche par un tireur embusqué alors qu'ils se trouvaient dans un véhicule de l'armée, a indiqué une source militaire, qui a imputé cette attaque à Al-Qaïda.

L'homme a tiré à la kalachnikov contre un mini-bus de l'armée, "tuant huit passagers, dont deux femmes, et en blessant 12 autres", a ajouté cette source.

"Le bus transportait des médecins et des infirmiers et infirmières de l'hôpital militaire d'Aden", a indiqué la même source, notant que "deux enfants que leur mère devait déposer à leur jardin d'enfants figuraient parmi les blessés".

Cette source a accusé Al-Qaïda d'avoir commandité l'attaque, sans donner d'autres détails.

Celle-ci intervient alors que l'armée poursuit depuis fin avril une offensive contre les combattants d'Al-Qaïda pour les déloger de leurs bastions du sud du Yémen.

L'offensive a fait 500 morts parmi les insurgés du réseau extrémiste tandis que 40 soldats ont été tués et une centaine d'autres blessés, selon un bilan publié le 5 juin par l'armée.

En décembre, Al-Qaïda avait revendiqué un spectaculaire assaut contre le site du ministère de la Défense où les assaillants ont pris pour cible l'hôpital militaire de l'immense complexe. L'attaque avait fait 56 morts et 215 blessés, selon les autorités.

Par ailleurs, un officier de l'armée a été abattu samedi soir à Moukalla, chef-lieu de la province du Hadramout (sud-est), a indiqué une source de sécurité dimanche.

Des hommes armés à moto ont tiré sur la voiture du colonel Hassen Seif, directeur de la campagne de déminage dans le sud-est et l'est du Yémen, le blessant grièvement, a ajouté cette source, indiquant que l'officier avait succombé à l'hôpital où il a été transporté.

Al-Qaïda au Yémen, considéré par Washington comme la branche la plus dangereuse du réseau extrémiste, a profité de l'affaiblissement du pouvoir central en 2011 à la faveur de l'insurrection populaire contre l'ancien président Ali Abdallah Saleh, pour renforcer son emprise dans le pays.

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