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15/06/2014 09:53 EDT | Actualisé 15/08/2014 05:12 EDT

Ukraine : Washington appelle Belgrade à se ranger du côté des Occidentaux

Washington a appelé la Serbie à se ranger "aux côtés de ses partenaires européens" à propos de la crise en Ukraine, dans une lettre adressée au Premier ministre serbe Aleksandar Vucic, rendue publique dimanche, à la veille d'une visite à Belgrade du chef de la diplomatie russe.

"La crise en Ukraine n'a fait que renforcer notre soutien à l'Europe (...) Je compte sur votre leadership afin d'être sûr que la Serbie sera aux côtés de ses partenaires européens dans le soutien des principes internationaux", a écrit le vice-président américain Joe Biden dans cette lettre publiée à la veille d'une visite à Belgrade du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

M. Biden a souligné que la Serbie oeuvrait "pour acquérir les droits et les privilèges qu'apporte l'adhésion à l'Union européenne", et rappelé que Belgrade assurerait la présidence de l'Organisation pour la Sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en 2015.

Depuis l'éclatement de la crise en Ukraine en novembre 2013, la Serbie - candidate à l'adhésion à l'UE -, marche sur une corde raide tiraillée entre le respect de ses obligations envers Bruxelles et le maintien de bonnes relations avec Moscou.

La Russie a soutenu Belgrade sur nombre de dossiers internationaux sensibles, dont celui de l'indépendance de l'ex-province serbe du Kosovo que Moscou ne reconnaît pas.

M. Lavrov, qui est attendu à Belgrade lundi pour une visite de deux jours, devrait évoquer avec son homologue serbe Ivica Dacic la position de Belgrade qui se veut neutre à propos de la crise en Ukraine.

La Russie a d'importants intérêts en Serbie. Son géant gazier et pétrolier Gazprom détient 51% des parts dans la Compagnie pétrolière serbe NIS.

La Serbie étant à court d'argent, Moscou a octroyé à Belgrade en janvier 2013 un crédit de 800 millions de dollars destinés à la reconstruction des infrastructures ferroviaires, puis, en avril, un autre prêt, de 500 millions de dollars, en vue de l'aider à faire face à son lourd déficit budgétaire.

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