NOUVELLES
15/06/2014 07:32 EDT | Actualisé 15/08/2014 05:12 EDT

Mondial-2014 - Belgique: Kompany en mode Mondial, enfin !

A 28 ans, le défenseur belge Vincent Kompany disputera son premier match de phase finale d'une Coupe du monde, mardi à Belo Horizonte, avec l'ambition de battre l'Algérie, premier adversaire des Diables Rouges au sein du groupe H.

International depuis dix ans, le joueur de Manchester City a connu la longue traversée du désert de l'équipe de Belgique, absente de tous les tournois majeurs depuis 2002.

Le Bruxellois va donc enfin vivre l'aventure d'un Mondial, lui qui aurait pu faire partie d'une génération perdue.

"Je ne concevais pas qu'un joueur du calibre de Vincent ne vive pas au moins une fois un Mondial dans sa carrière, expliquait récemment le sélectionneur Marc Wilmots. Je l'ai dit aux joueurs au début de la phase qualificative: il fallait se qualifier, au moins pour Vincent".

Ce fut donc chose faite, et de manière convaincante, les Belges ayant terminé invaincus et en tête de leur groupe devant la Croatie, même si en raison de diverses blessures, Kompany n'a disputé que six des dix rencontres qualificatives.

Kompany, c'est une forteresse haute de 1,91 m et de 85 kilos, une poutre qui a stabilisé la défense belge ces dernières années, avec le soutien brillant du gardien Thibaut Courtois.

Elevé au rang de capitaine depuis plusieurs saisons, le joueur formé à Anderlecht est non seulement le patron de l'arrière-garde mais aussi le leader du vestiaire.

- 'Vincent parle, on écoute' -

"Quand Vincent parle, on se tait et on écoute", disait récemment Eden Hazard, l'un des autres leaders techniques d'une formation qui n'en manque pas.

En dehors du terrain, c'est lui qui régit le groupe. Il fait évidemment partie du conseil des joueurs avec Thomas Vermaelen, Jan Vertonghen, Daniel Van Buyten et Axel Witsel.

Et lorsqu'il s'agit de finaliser la négociation pour les primes, il n'y a plus que lui et Vertonghen, explique le journaliste de Foot Magazine Stéphane Van de Velde.

"Il est difficile en négociations mais ce qui me marque le plus, c'est son sens du collectif, remarque le président de la Commission technique belge, Philippe Collin. Quand il a négocié les primes, il a insisté pour qu'elles soient les mêmes pour les titulaires, les remplaçants et même ceux qui étaient en tribunes. Il n'avait rien à y gagner puisqu'il sera normalement toujours sur le terrain, mais c'est sa façon de souder le groupe".

Elégant balle au pied, charismatique dans l'attitude, Kompany est aussi un garçon intelligent dont l'avis est souvent pertinent.

Si, avant le match face à l'Algérie, il a promis aux supporteurs belges que "les joueurs ne les décevront pas", il met toutefois en garde contre tout excès de confiance.

"Notre groupe est jeune, c'est son premier grand tournoi. Je crois donc qu'il est encore un peu tôt pour rêver de sommet. Pour la gagne, il faudra plutôt nous attendre en 2016, à l'Euro en France", indiquait-il.

Dans le vestiaire belge, il y a toutefois quasi unanimité pour considérer que la Coupe du monde ne sera vraiment réussie qu'en cas d'accession aux quarts de finale.

bnl/ol/jgu