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15/06/2014 11:19 EDT | Actualisé 15/08/2014 05:12 EDT

Mondial-2014 - Angleterre: fatigue et amertume, un handicap à surmonter

L'Angleterre, qui a gaspillé beaucoup d'énergie et emmagasiné de la frustration lors de la défaite contre l'Italie dans la fournaise de Manaus (2-1), va devoir surmonter ce double handicap pour forcer la qualification pour les 8e de finale du Mondial-2014.

Le revers est en effet frustrant pour Roy Hodgson et ses hommes car, avec leurs forces et leurs faiblesses du moment, l'équipe a malgré tout livré une belle prestation.

Le sélectionneur oscillait donc ensuite entre une certaine forme de pessimisme et la "positive-attitude".

"C'est très décevant et ce n'est jamais facile de retirer du positif après une défaite, a-t-il commencé, à chaud. Il va nous falloir du temps pour digérer. C'est difficile à encaisser".

"Etre aussi proches d'eux, nous donne une grande confiance avant de jouer l'Uruguay et le Costa Rica, a-t-il toutefois poursuivi. On garde notre avenir en main. C'est à nous de produire les bonnes prestations. On doit garder la tête haute, faire que les joueurs réalisent que s'ils peuvent reproduire deux prestations comme celle-là, on a de bonnes chances de passer".

Si ses hommes retiennent la 2e partie du discours, ils peuvent donc psychologiquement et mentalement s'appuyer dessus pour construire les succès de demain.

A condition aussi que les organismes n'aient pas déjà été trop touchés et que l'Angleterre ait optimisé la récupération.

Car la sélection aux Trois Lions, contrairement à l'Italie, n'a pas les moyens de s'économiser et n'a pas d'autre choix que de se livrer et de tout donner pour renverser ses adversaires. Sans garantie de succès donc comme on l'a vu.

"Le rythme était très élevé, ça ne correspond d'habitude pas avec la chaleur et l'humidité. La chaleur a fini par peser mais on était toujours présent à la fin. Quelques joueurs ont eu des crampes et c'est quelque chose qu'il faudra suivre attentivement", a-t-il reconnu.

Effectivement, le poison Sterling a connu ses premières attaques dès la 65e minute du premier match et cela en dit long sur les conditions de jeu.

- Retour d'Oxlade-Chamberlain ? -

Le capitaine Gerrard a dû serrer les dents pour finir la rencontre. A 34 ans, il pourrait finir par faire son âge au Brésil.

Enfin, Sturridge, l'une des clés de l'Angleterre dans ce tournoi avec ses trois buts lors des quatre derniers matches, a dû quitter ses partenaires, légèrement touché.

Les jours qui viennent vont donc être cruciaux pour que l'Angleterre soigne les petits bobos de la tête et ceux du corps.

Pas de chance, elle a perdu l'un de ses préparateurs physique qui s'est cassé une cheville lors des célébrations de l'égalisation.

S'il lui reste un peu de temps, Hodgson, qui pourrait récupérer contre l'Uruguay le très utile Oxlade-Chamberlain dans l'entre-jeu, peut également réfléchir à l'intérêt et l'utilité de Rooney dans le couloir gauche, celui que l'Italie avait ciblé.

Bonne nouvelle en revanche, s'ils ont perdu sur le terrain, les Anglais ont toutefois "gagné des amis", selon le Daily Telegraph.

Satisfaits par l'attitude, leurs compatriotes devraient en effet les soutenir plutôt que de les accabler.

"L'Angleterre sera peut-être éjectée de cette magnifique Coupe du monde, mais au moins elle aura essayé et joué avec un zeste de nouveauté par rapport aux précédents tournois où elle s'était montrée stérile", poursuit le quotidien.

"C'était le match le plus palpitant que l'Angleterre ait joué dans une Coupe du monde depuis la défaite (2-2, t.a.b.) face à l'Argentine en 1998", écrit lui le Sunday Times. "Elle peut se sentir encouragée".

"En bonne voie, à confirmer contre la Celeste", pourrait-on écrire sur son bulletin scolaire.

cd/dhe