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15/06/2014 02:25 EDT | Actualisé 15/08/2014 05:12 EDT

L'UCI accusée d'avoir aidé Froome (presse)

L'Union cycliste internationale (UCI) est accusée par l'hebdomadaire Le Journal du Dimanche d'avoir aidé le Britannique Chris Froome en l'autorisant à avoir recours à un corticoïde pour se soigner, fin avril, et remporter le Tour de Romandie.

Selon le journal, le vainqueur du Tour de France, qui souffrait d'un refroidissement, a bénéficié d'une AUT (autorisation à usage thérapeutique) validée par le directeur médical de l'UCI pour utiliser par voie orale une dose conséquente de prednisolone (40 mg par jour).

"Il n'y a pas de problème", a réagi le patron de l'équipe Sky, Dave Brailsford, au départ de la 8e et dernière étape du Critérium du Dauphiné à Megève (Haute-Savoie). "Nous sommes dans les règles, c'est absolument clair".

Le Dr Gérard Guillaume, cité par le Journal du Dimanche en tant qu'expert, relève que "selon le règlement, les corticoïdes par voie orale sont interdits en compétition, que si un sportif présente un état de santé nécessitant l'usage d'un tel traitement, c'est en théorie qu'il n'est évidemment pas capable de prendre le départ, et qu'enfin l'octroi d'une AUT ne peut être étudié que par un groupe d'experts."

La demande d'AUT a été formulée par le médecin de Sky, le Dr Alan Farrell, et "validée par le seul directeur médical de l'UCI", le Suisse Mario Zorzoli, souligne le journal en ajoutant que "le département médical de l'AMA (Agence mondiale antidopage) s'est saisi du dossier".

"Le Dr Zorzoli, le médecin de l'UCI, nous a dit ce qu'on pouvait faire ou pas, on est toujours resté dans les règles", a confirmé Dave Brailsford. "On n'a rien à cacher".

Froome, forfait à Liège-Bastogne-Liège le 27 avril, a pris le départ deux jours plus tard du Tour de Romandie, la seule course par étapes figurant à son programme sur la période avril-mai.

Vainqueur de la dernière étape, un contre-la-montre (avec 1 sec d'avance sur le champion du monde, l'Allemand Tony Martin), le Britannique a terminé en tête, comme l'an passé, du classement final.

Le patron de l'équipe de Froome a rejeté également l'hypothèse d'une collusion à partir de la présence du fils du président de l'UCI, le Britannique Brian Cookson, dans le staff de Sky.

"C'est ridicule !", s'est exclamé Dave Brailsford en rappelant que Brian Cookson était président de la Fédération britannique (British Cycling) avant son élection, en septembre dernier, à la tête de l'UCI. "J'ai travaillé avec Brian (Cookson) depuis seize ans chez British Cycling, personne n'a jamais rien dit. Son fils travaille avec nous, je ne pense pas que ça puisse poser question".

jm/chc