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15/06/2014 11:29 EDT | Actualisé 15/08/2014 05:12 EDT

Le pétrole continue de monter en Asie sur fond de crise irakienne

Les cours du pétrole coté à New York continuaient de monter vigoureusement lundi en Asie, au plus haut depuis neuf mois, sous l'effet de l'avancée des jihadistes en Irak.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet prenait 35 cents, à 107,26 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août, dont c'est le premier jour de cotation à cette échéance, était inchangé, à 113,50 dollars.

"Les marchés restent en état d'alerte, soucieux de connaître les derniers développements en Irak (...) et les risques potentiels de nouvelles perturbations" dans l'approvisionnement en pétrole, relève Michael McCarthy de CMC Markets à Sydney.

Les jihahistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont pris la deuxième ville d'Irak, Mossoul, sa province Ninive (nord), ainsi que d'autres régions de la province de Salaheddine, et des secteurs des provinces de Diyala (est) et de Kirkouk (nord). Dimanche, ils ont pris le contrôle, selon des officiers, de la région d'Al-Adhim à Diyala.

Dimanche, les forces de sécurité ont repoussé un assaut d'insurgés sur la ville stratégique de Tal Afar, à 380 km au nord-ouest de Bagdad et à une soixantaine de km de la frontière syrienne, selon des responsables.

L'EIIL, qui a lancé il y a près d'une semaine son offensive en Irak, cherche à créer un Etat islamique dans une zone frontalière avec la Syrie, où il est connu pour ses exactions.

L'Irak a produit 3,33 mb/j en mai, selon l'Opep, dont ce pays est le deuxième pays producteur derrière l'Arabie saoudite, et devant l'Iran et le Koweït.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a estimé vendredi que les violences en Irak ne compromettaient pas la production pour l'instant, le sud du pays, qui concentre environ 90% de la production de pétrole actuelle, n'étant pas encore affecté par l'insurrection islamiste.

Jusque-là en pleine progression, la production irakienne n'a jamais été aussi importante depuis 30 ans.

Vendredi, le baril de "light sweet crude" s'était apprécié de 38 cents, à 106,91 dollars, son niveau le plus élevé en clôture depuis le 18 septembre 2013, sur le New York Mercantile Exchange(Nymex).

A Londres, le Brent avait fini à 113,41 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 39 cents, à son plus haut niveau depuis le 9 septembre 2013.

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