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15/06/2014 05:03 EDT | Actualisé 15/08/2014 05:12 EDT

Mondial 2014: Karim Benzema donne la victoire à l'équipe de France contre le Honduras

AFP

Karim Benzema a inscrit quasiment les trois buts de la victoire de l'équipe de France contre le Honduras (3-0), mais c'est Paul Pogba qui, le premier, a été déterminant, en faisant basculer la rencontre avec le penalty obtenu pour l'ouverture du score et l'exclusion provoquée de Palacios.

Pour son premier match de Coupe du monde, d'une rugosité conforme aux attentes face à la 33e nation Fifa, Pogba a gagné quasiment à lui tout seul la bataille du milieu de terrain en première période et remporté par K.O. le duel de costauds qui lui avait lancé son vis-à-vis du soir.

On savait le jeune (21 ans) prodige des Bleus excellent techniquement, imposant physiquement, parfois trop facile dans le jeu. Il a pour son baptême du Mondial-2014, il a gommé la dernière caractéristique et ajouté à la place la faculté, toujours plus essentielle dès lors que les matches sont importants, de garder son sang froid.

Après 45 minutes d'un duel d'une intensité parfois électrique avec l'expérimenté (30 ans) et imposant Palacios, rompu aux joutes rugueuses de la Premier League anglaise avec Stoke City après être notamment passé par Tottenham, Pogba a fait craquer son aîné, dépassé par son démarquage sur un 2e ballon de Cabaye vers la surface.

Poussé dans le dos, le Français obtenait un penalty logique, tandis que son adversaire écopait lui d'un second avertissement synonyme d'exclusion. Ne restait plus qu'à Benzema, guère à l'aise dans le jeu jusque-là, de se regonfler le moral en ouvrant le score (45e), et ainsi faire défitivement basculer la rencontre.

Sa victoire face à Palacios, qui avait constitué en 2010 avec ses frères Jerry et Johnny la plus large fratrie à disputer un Mondial, n'a pourtant tenu qu'à un fil lorsque 20 minutes auparavant les deux joueurs s'accrochaient vigoureusement.

- Montée en puissance -

Quelque peu balayé par le Hondurien qui, en déséquilibre essuyait deux fois ses crampons sur son mollet, Pogba eut un léger geste d'énervement en le crochetant. Il n'en fallu pas plus pour que Palacios amplifie les dégâts et que ses coéquipiers s'affairent.

Passées les petites bousculades d'usage, l'arbitre choisissait de sanctionner logiquement les deux joueurs et Didier Deschamps pouvait souffler.

Le sélectionneur s'empressait d'ailleurs de calmer Pogba qui tentait encore d'expliquer au juge de touche l'injustice dont il se sentait victime. Ce qui eut pour effet de voir le milieu aux désormais 12 sélections s'effacer quelque peu et canaliser son énergie.

Une énergie qui avait été pompée d'entrée de match par le haut pressing des Catrachos à son endroit et duquel il eut quelque peu de mal à se dépétrer.

Et quand ce n'était pas Palacios qui se frottait à lui c'est Espinoza qui le poussait dans ses retranchements.

Ce qui eut finalement pour effet d'activer la montée en puissance du champion du monde des moins de 20 ans sacré en 2013 en Turquie, qui, lorsqu'il ne bataillait pas dans l'entre-jeu, se permettait de créer du danger avec quelques montées.

A ce titre, son entente sur le côté droit avec Debuchy, véritable force de propositions, fut excellente et aurait même pu aboutir à un but avant le penalty si le latéral de Newcastle n'avait manqué son centre en retrait (40e).

En seconde période, une fois le plus dur fait pour les Bleus, Pogba se mua en gestionnaire. Une économie d'énergie que Deschamps a également souhaité imposer à son joueur en le sortant à l'heure de jeu, afin également de ne prendre aucun risque après son carton jaune du premier acte.

Pogba pouvait d'autant mieux quitter ses partenaires avec le sentiment du travail bien fait que Benzema finissait le travail en poussant le gardien au contre son camp et avec un troisième but à la 72e.

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