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13/06/2014 01:55 EDT | Actualisé 13/08/2014 05:12 EDT

Loto-Québec affiche ses pires résultats financiers annuels en cinq ans

Agence QMI

MONTRÉAL - Se disant touchée par un recul généralisé des dépenses consacrées aux jeux de hasard dans le monde occidental, Loto-Québec n'écarte pas la possibilité de procéder à d'autres suppressions d'emplois après avoir connu sa pire performance depuis au moins les cinq dernières années.

Un porte-parole de la société d'État, Jean-Pierre Roy, a indiqué vendredi que le processus de révision des opérations était toujours en vigueur.

«On veut voir ce qui demeure essentiel et ce qui devient accessoire, a-t-il expliqué, au cours d'un entretien. Nous rapportons moins au gouvernement alors il faut réévaluer la façon dont les choses sont faites.»

Loto-Québec a annoncé plus tôt cette semaine un plan de réduction d'effectifs de 27 emplois permanents et surnuméraires, faisant valoir une diminution des revenus et une «période difficile».

Ces coupes venaient s'ajouter à 36 autres postes supprimés le 6 mai. La quasi-totalité des emplois touchés le sont au siège social à Montréal.

«On ne peut pas exclure, malheureusement, cette possibilité», a indiqué M. Roy lorsque questionné quant à la possibilité de voir la société d'État procéder à d'autres réductions de personnel.

Pour l'exercice terminé le 31 mars 2014, Loto-Québec a vu son excédent net fléchir de 10,5 pour cent par rapport à l'année précédente pour s'établir à 1,114 milliard $, tandis que ses revenus ont glissé de 2,7 pour cent, à 3,519 milliards $.

Dans son rapport annuel, la société a indiqué avoir versé des dividendes de 1,055 milliard $ au ministère des Finances du Québec, soit 11,6 pour cent, ou 139,1 millions $, de moins qu'au terme de l'exercice précédent.

«Les résultats (...) ne sont pas à la hauteur de nos attentes, reconnaît le président et chef de la direction de la société d'État, Gérard Bibeau. Si les Québécois déboursent moins pour des jeux de hasard et d’argent, c’est notamment en raison de la situation économique difficile qui sévit depuis quelques années.»

D'après Loto-Québec, le recul du bénéfice net s'explique principalement par une baisse des revenus, mais également par une hausse des frais d'amortissement attribuable, essentiellement, au remplacement d'appareils de loterie vidéo et aux travaux de modernisation du Casino de Montréal.

Le recul des profits de la société d'État a eu une influence sur la rémunération de ses cinq plus hauts dirigeants, qui n'ont pas reçu de «rémunération incitative», alors que l'an dernier, ils s'étaient partagés des primes totalisant 115 944 $.

«Personne au sein de Loto-Québec a reçu une prime cette année puisque les objectifs n'ont pas été atteints», a affirmé M. Roy.

Le secteur des loteries, qui rapporte à lui seul environ la moitié des revenus des quatre secteurs d'activités de la société, a vu ses revenus s'établir à 1,773 milliard $ lors du plus récent exercice, ce qui représente une baisse de 1,1 pour cent par rapport à l'an dernier.

Les activités de casinos ont généré des revenus de 797 millions $ lors de l'exercice clos le 31 mars, en baisse de six pour cent par rapport aux 847 millions $ de l'an dernier. Les revenus des loteries vidéo ont diminué de 3,3 pour cent à 940 millions $.

Loto-Québec n'a pas fourni de ventilation pour ses résultats financiers du quatrième trimestre en tant que tel.

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